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Écouter « En confinement, 89e jour »
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« Une quête de paix émane de votre cœur, mais vous devez vous connaitre pour la trouver. » – Prem Rawat


Les émissions quotidiennes de Prem Rawat « En confinement » présentent la façon dont ses interventions et son Programme d’éducation pour la paix aident les gens à trouver la paix en eux. Vous aurez bientôt des détails sur la possibilité de vous joindre à Prem virtuellement pour participer à ce programme.

La vie d’après vos conditions

Entretien avec Tony Wrighton

Podcast Zestology

Tony Wrighton :

Lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous demande lors d’un dîner : « Que faites-vous ? » Que répondez-vous ?

Prem Rawat :

Eh bien, je parle de la paix, et c'est ce que je fais depuis l'âge de neuf ans, je parle de la paix aux gens. Parce que je pense que cet élément important nous manque.

Il n'y a rien au monde qui nous permette de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes. Socrate en a parlé, « Connais-toi toi-même. » Et pourtant, qu'y a-t-il dans ce monde... ? De temps à autre, vous pouvez éventuellement tomber sur Socrate, mais seulement par hasard.

Alors, quelle en est la valeur ?  Le retrouve-t-on dans nos médias sociaux ou dans le monde que nous fréquentons tous les jours et qui dirait « Oh, au fait, vous êtes-vous connu aujourd'hui ? Vous connaissez-vous aujourd'hui, comprenez-vous qui vous êtes ? »

Vous voyez le monde entier selon la façon dont vous avez été formé à le voir. « Je dois m’habiller, je dois porter ce genre de vêtements, je dois faire ci et ça, je dois prendre ça avec moi, je dois contacter telle personne... » Mais pourquoi ne pas vous contacter vous-même, l’être humain que vous êtes ?

Bien souvent nous disons « pourquoi mon monde est-il parfois si étrange ? » Est-il possible que vous regardiez une carte en disant : « C’est une bonne carte, j’aime cette carte et l’endroit où je veux aller est marqué d’une grande croix. »

Mais la grande question est : « Où vous trouvez-vous sur la carte ? » Car si vous ne savez pas où vous êtes sur la carte, elle vous est inutile, comment allez-vous tracer votre itinéraire jusqu’à l'endroit où vous voulez aller ?

Ainsi, tout le monde se déplace sur sa carte en y marquant des croix, « Je veux être ici, je veux être ici, je veux être là ! » Mais où êtes-vous et qui êtes-vous ?

Voilà le message, et je pense qu’il peut profondément changer le monde parce que je vois ce changement se produire dans la vie de gens qui sont en prison ! Imaginez leur point de vue, ils voient le pire du pire du pire du pire du pire, chaque jour, chaque jour.

Pourtant, il y a de la bonté dans cette humanité, en chacun d’entre nous, et nous devons agir pour la faire ressortir. Nous avons créé une société dans laquelle, littéralement, le pire chez nous se révèle sans problème, mais nous n'avons pas vraiment créé une société dans laquelle apparait le meilleur de nous-même.

Tony Wrighton :

Si lors d'un dîner vous en arrivez à dire à quelqu’un : « Je parle de la paix », et si la personne répond « eh bien, comment ? Qu’est-ce qui vous a conduit à parler de la paix ? » 

Prem Rawat :

Ça dure depuis un bon moment. J’ai prononcé mon premier discours à l'âge de quatre ans, et j'ai senti que... bon, beaucoup de gens étaient rassemblés...

Tony : Vous aviez quatre ans ?

Prem Rawat :

J'avais quatre ans et c'était une conférence organisée par mon père. Je me rendais compte que tout le monde était vraiment dispersé, les gens vaquaient à leurs affaires et personne n’était présent. Et j'ai eu le sentiment que le message de mon père, encore une fois sur la paix, était très important !

Alors je me suis avancé et j’ai tout simplement dit : « Écoutez les amis, nous avons besoin d’être centrés, parce qu’une opportunité s’offre à nous. Nous sommes en vie et nous ne voyons pas notre vie... » Je paraphrase.

« Nous ne voyons pas la vie dans le contexte de la naissance et de la mort, que le temps dont nous disposons sur terre est limité, mais il y a la paix en chacun d’entre nous. N’êtes-vous pas intéressés par cette paix ? Ne voulez-vous pas cette paix ? »

Et ensuite tout a commencé, et puis je me suis adressé à de nombreux publics, et il s’est trouvé que les gens étaient vraiment intéressés, ça marchait pour eux. Et c’est ce qui est important : construire avec ce qui fonctionne, pas avec ce qui ne marche pas.

Et c’est ce qui s’est passé, les gens sont venus. Il n’y a pas d’obligation, aucune obligation, vous aimez ça, très bien, vous n’aimez pas ça, pas de problème ! Même si vous n’aimez pas la paix dans votre vie, très bien ! Vous voulez faire la guerre et vous vous voyez ainsi, très bien !

Mais ensuite les gens reconnaissent, et réalisent. Et ça grandit, ça grandit, et plus ça les interpelle, plus ils sont intéressés.

Tony Wrighton :

Ensuite, je sais que vous avez parlé, que vous avez commencé à parler en Occident lors du premier Festival de Glastonbury. N'était-ce pas en 1971 ?

Prem Rawat :

Oui, c'était incroyable. Parce que... vous ne connaissez pas l'histoire derrière tout ça, je ne voulais pas y aller. Je ne voulais pas y aller parce que j'avais l'impression que leur programme était déjà entièrement organisé. 

Mais on n'arrêtait pas de me dire : « S'il vous plaît, allez-y, s'il vous plaît, allez-y, s'il vous plaît, allez-y. » Alors je suis simplement allé faire un tour en voiture, j'ai demandé à quelqu’un : « Allons y faire un tour. »

Et je réfléchissais, réfléchissais, je me disais « mais que vais-je leur dire ? Ils sont venus pour écouter de la musique ! Je ne chante pas, je ne joue pas de guitare, je ne sais pas jouer de la guitare, qu’est-ce que je vais faire ? »

Et puis j'ai pensé : « Ce que tu as toujours fait, transmets ton message, peut-être que ça changera la vie d’une personne, tu ne la connaîtras peut-être jamais, mais sa vie changera. N'est-ce pas la raison de ce que tu fais ? »

Donc je suis arrivé et tout le monde disait : « La chanson suivante ! » Et tout-à- coup, il n'y a pas eu de chanson suivante, on a apporté un siège, je me suis assis et j'ai commencé à m'adresser à ces gens, et, chose étonnante, il y a eu un silence total, les gens écoutaient.

Et j’ai dit : « Je vais être bref, je sais que vous voulez votre musique, mais voilà, tout d’abord, ce que vous cherchez se trouve à l'intérieur de vous. Là, il y a la paix, c’est possible, la paix est possible. »

J’ai parlé quelques minutes, je ne sais pas combien de temps, je suis sorti de scène, le programme a continué. Et pour moi et pour beaucoup d’autres, je le sais, tout a changé.

Pour moi ça a changé la donne, comme si on me disait : « Nul besoin de te limiter à un public qui veut absolument entendre parler de la paix ! Tu peux approcher n’importe qui ! » C’est un message capable de toucher les gens d’une très belle manière, pourvu qu’il soit simple, qu’il soit authentique.

Tony Wrighton :

Mon instinct me dit qu'il est assez difficile de contester le message, oui, nous voulons tous plus de paix. Ce serait bien, n'est-ce pas ?  Alors, pourquoi nous n’y arrivons pas ?

 

Prem Rawat :

Parce que, de nouveau, nous avons notre carte, ça prend déjà du temps pour élaborer cette carte. Car tout le monde vous donne des informations : « Ce que tu veux est sur cette carte, et voilà l'endroit que tu veux aller visiter. »

Et bien sûr, une fois que vous commencez votre pérégrination, vous vous rendez compte que vous n’arriverez jamais à destination. » Vous rendez-vous compte combien c'est réel pour les gens ? Ils font ceci et ils font cela, ils obtiennent leur diplôme, et puis ils trouvent un emploi et tout le reste, et tout d'un coup ils se demandent : « Est-ce que c'est tout ? »

Et c’est valable avec tout ! C’est comme les régimes, par exemple, je suppose que beaucoup de gens peuvent connaître ces régimes. Donc, vous commencez votre régime, et les choses vont vraiment bien. Et tout d'un coup, vous vous rendez compte soit que ça ne marche pas pour vous, ou bien que vous perdez votre motivation.

Et vous ne le suivez pas exactement comme vous devriez le faire, vous voyez quelqu'un prendre un cornet de glace et vous en voulez un aussi ! Et tout s’effondre. Et donc les gens vont d’un régime à un autre régime, à un autre régime, à un autre régime.

C’est facile de comprendre cela avec les régimes, mais si c'est le cas des régimes, devinez quoi, d'autres choses dans notre vie y ressemblent beaucoup. Nous avons pris notre bonne résolution pour le premier de l'an, nous y voilà... Et, vlan, tout s’effondre, tout s’effondre, tout s’effondre.

La quête de paix s'effondre aussi. Alors beaucoup de gens se mettent à dire... C'est un peu comme les raisins acides, l'histoire du renard, qui ne pouvait pas atteindre ces raisins... Beaucoup de gens se disent « De toute façon il n’y aura jamais la paix. » C'est la première réaction que je constate.

Un jour je passais la douane et le douanier m'a demandé : « Qu'est-ce que vous faites ? J'ai répondu : « Je parle de la paix. » Il m’a dit : « Ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera pas ! Il y a tellement de problèmes, il y a tellement de cupidité dans ce monde que la paix n’arrivera jamais. »

Et donc j’ai commencé à y réfléchir. Et je me suis dit : « Comment la cupidité est-elle apparue ? Pousse-t-elle sur les arbres ? Est-ce qu'elle se trouve naturellement dans les rivières ou les icebergs ou ailleurs ? Elle est générée par l'homme, la cupidité est une chose qui est pratiquée par les êtres humains.

Donc, si les êtres humains peuvent la pratiquer, ça signifie qu'ils peuvent aussi inverser cela, et peut-être qu'il y a une impulsion qui doit être donnée.

Et c'est là qu'intervient ce message. « Regardez, parmi toutes les guerres que vous menez, quel que soit le moment, il se passe autre chose, le temps passe et vous ne pouvez rien y faire, pas de retour en arrière possible, pas de bouton “pause”, et il y a un besoin de paix qui vient du cœur, mais vous devez vous connaître pour le trouver. »

Tony Wrighton :

Lorsque vous organisez de grands événements, comme ce week-end, par exemple, comment encouragez-vous les gens à aller plus loin dans leur quête ? Ou peut-être connaissent-ils leur but mais pourtant rien ne se passe. Y a-t-il une formule au quotidien qui les aiderait à réaliser cet objectif intérieur et vivre leur vie au mieux ?

Prem Rawat :

C'est très simple en réalité. Il suffit qu’on nous le rappelle. Notre pouvoir d'oublier est phénoménal et nous oublions. Nous sommes tellement pris dans ce monde que nous oublions, « au fait, tu es vivant ! » Et le fait d’être en vie devient accessoire : « Bon, et alors ? Que m'avez-vous dit d’ailleurs que je ne savais déjà ? »

Allez dire la même chose à une personne allongée sur un lit d'hôpital en train de prendre son dernier souffle. Cette personne aura un point de vue totalement différent. Je l'ai vu ! Je l'ai constaté ! Elle aura un niveau d’appréciation totalement différent de celle dont le projet est d'aller voir un match de football important, ou d’aller dans un restaurant étoilé ou à une soirée déguisée.

Et subitement : « Attendez une minute, nous avons besoin qu'on nous le rappelle, surtout dans ce monde si déroutant. » Il y a tellement d'attractions que nous sommes détournés des choses fondamentales, nous avons besoin qu'on nous les rappelle, qu'on nous les rappelle.

C'est tellement important. Combien c’est important de savoir que « la paix est possible » ! Il faut qu’on nous le rappelle chaque jour. Vous devenez bon à ce que vous pratiquez le plus. Et c'est ainsi que les choses se passent... c’est ainsi. Ce que nous pratiquons le plus, nous y devenons habiles.

Alors, regardez autour de vous : combien de temps vous faut-il pour vous mettre en colère ? Est-ce ce que vous pratiquez ça, vous mettre en colère ? Et combien de temps vous faut-il pour vous détendre ? Eh bien, c'est plutôt « Alors… respire profondément, assieds-toi… »

Mais se mettre en colère ? Se mettre en colère ? Inutile de vous asseoir pour vous mettre en colère, inutile de respirer profondément pour vous mettre en colère, vous pouvez vous mettre en colère juste comme ça. Donc, on s'y entraîne. Il faut casser les mauvaises habitudes. Si vous ne les perdez pas, elles se perpétueront, et elles façonneront votre vie et votre avenir.