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Regarder « En confinement, 60e jour »
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« Quand je dis aux gens qu’ils ont besoin de la paix, ne pensez pas que ce soit un luxe. Il n’y a pas d’alternative. Sans elle, les bases mêmes de la société s’écroulent. » – Prem Rawat


Les émissions quotidiennes de Prem Rawat « En confinement » présentent la façon dont ses interventions et son Programme d’éducation pour la paix aident les gens à trouver la paix en eux. Vous aurez bientôt des détails sur la possibilité de vous joindre à Prem virtuellement pour participer à ce programme.

Sur les T-shirts des enfants

Osons parler : Mettons fin à la violence envers les femmes et les enfants. Je suis la voix des enfants qui ont peur de parler.

Á l’écran :

16 journées d’action sans violence

Homme :

Pour moi la violence, c’est blesser quelqu’un physiquement ou moralement.

 

Femme :

La violence, c’est opprimer quelqu’un, non seulement physiquement ou moralement, mais aussi psychologiquement ou autrement.

Á l’écran :

« 16 journées d’action » est une campagne internationale de prise de conscience. Elle a lieu tous les ans du 25 novembre au 10 décembre

 

Prem Rawat :

Quand je dis aux gens qu’ils ont besoin de paix, ne voyez pas cela comme un luxe. Il n’y a pas d’autre alternative. Sans elle, les bases mêmes de la société s’écroulent, les bases mêmes de l’humanité s’écroulent.

 

Á l’écran :

Prem Rawat, fondateur de la Fondation Prem Rawat et du Programme d’éducation pour la paix

 

Prem Rawat :

Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité.

 

Á l’écran :

1 femme sur 3 en Afrique du Sud sera violée dans sa vie.

LumKa Ngxoli, Journaliste :

Pouvez-vous nous expliquer l’importance de la paix, spécialement lors de ces 16 journées d’action en Afrique du Sud.

 

Prem Rawat :

Il y a différents symboles et symboliquement nous disons que, pendant ces 16 journées, nous allons en parler et nous allons nous efforcer de… Non, non, ce genre d’efforts, qu’il s’agisse de violence faite aux enfants, de violence faite aux femmes, aux enseignants ou entre nous, doit être un effort continu. Cela demande un effort continu. IL ne peut pas être fourni pendant seulement un jour, 16 ou 30 jours. Il est nécessaire que cet effort soit constant.

 

 Á l’écran :

En 1948, une politique de ségrégation raciale a été officiellement appliquée…

 

Voix off :

Je ne peux pas m’y habituer, je dois la rejeter.

Á l’écran :

…avec un système appelé apartheid, qui veut dire « séparation »

Malgré une forte résistance et opposition à l’apartheid ces lois sont restées en vigueur pendant 50 ans.

4 morts, 11 blessés lors de la manifestation des jeunes.

Tumi Mahasha :

Ce n’est pas seulement l’église catholique, mais aussi l’église du peuple.

 

Á l’écran :

Le soulèvement de Soweto a consisté en une série de manifestations faites par des jeunes noirs qui pensaient mériter d’avoir le même enseignement que les sud-africains blancs.

 En 1976, entre 10 000 à 20 000 élèves noirs ont manifesté dans le stade d’Orlando. La police s’est mise à tirer sur les jeunes.

Femme :

 L’église Regina Mundi a joué un rôle majeur sous le régime de l’apartheid. Les jeunes sont entrés dans l’église pour se cacher de la police qui tirait sur eux par les fenêtres et le toit en leur disant de sortir de cette église. Ils se battaient alors pour leur la liberté.

Á l’écran :

20 ans après la fin de l’apartheid, la violence et les crimes n’ont pas diminué.

 

Prem Rawat :

Ouvrez votre cœur à vous-même. Alors seulement pourrez-vous l’ouvrir aux autres.

Á l’écran :

Prem prend la parole dans l’église Regina Mundi.

Prem Rawat :

Tant que nous ne parvenons pas à nous aimer nous-même, nous ne pouvons pas aimer quelqu’un d’autre. Nous essayons d’inculquer aux gens que la violence domestique est un mal. Mais à qui nous adressons-nous ? Les gens doivent d’abord découvrir leur propre amour, leur propre courage. Alors et seulement alors pourront-ils offrir leur courage et leur espoir à d’autres.

 

Homme :

J’aimerais avant tout vous remercier pour la clarté que vous m’avez apportée.

Femme :

Je suis pleine d’espoir grâce à la transformation que vous avez opérée dans ma vie. J’étais une jeune femme pleine de colère, j’étais agressive, irascible. Depuis que j’ai suivi ce programme ma vie a commencé à changer.

 

Prem Rawat :

Il y a du mauvais en nous mais il y a aussi du bon. Il incombe non seulement aux individus mais aussi à la société d’encourager autant que possible ce bon en chacun pour que ce bon l’emporte. C’est le seul moyen.

 

Qu’est-ce que le pardon ? Qu’est-ce que le pardon ? Est-ce accepter la faute d’une personne ? Réfléchissez. La faute que commet une personne, vous et la plupart des gens pensent que la lui pardonner, c’est l’accepter. Ce n’est pas cela pardonner. Vous pardonnez le jour où vous vous rendez compte que vous ne voulez plus être affecté par la faute de cette personne. Pardonner, ce n’est pas libérer l’auteur de la faute. Mais c’est vous libérer vous-même de cette personne.

Voilà pourquoi les gens ont tellement de mal à pardonner. Les gens me demandent : « Si quelqu’un faisait cela à votre fille, à votre femme, à votre sœur, lui pardonneriez-vous ? » Et je réponds non.

Mais je dois me pardonner à moi-même parce que je veux être libre. Je ne veux pas que cette personne qui a déjà fait du mal à ma famille continue à me faire également du mal. Alors je me libère de lui. C’est cela pardonner.

 

De quoi a-t-on besoin, pas uniquement en Afrique du Sud, mais dans le monde aujourd’hui ? Récemment quand j’étais au Japon, j’ai rencontré un professeur. La spécialité de ce professeur est la paix, le bonheur, le mieux-être des gens. Après avoir lu un de mes livres, il a voulu me rencontrer. Donc je suis allé le voir et nous avons eu une longue conversation très agréable. Et nous avons conclu ensemble que nous, les êtres humains, avons besoin de quatre choses dans notre vie, quatre choses.

 

En premier, nous avons besoin d’espoir. Si nous n’avons aucun espoir, ce n’est pas bon. Nous avons besoin d’espoir. Deuxièmement, nous avons besoin de gratitude. Nous avons besoin d’être reconnaissants, nous avons besoin d’être reconnaissants d’être en vie. Nous avons besoin d’être reconnaissants pour nos amis, pour ceux que nous aimons, reconnaissants pour le soleil, pour la Terre, pour les rivières, pour le blé, reconnaissants pour les saisons. Nous avons besoin d’être reconnaissants pour le souffle que nous recevons chaque jour. Il est un cadeau. Nous avons besoin de gratitude.

 

Qu’est-ce que la gratitude ? Quand vous acceptez, acceptez. Quand vous acceptez quelque chose, vous avez de la gratitude. Quand vous n’acceptez pas, quand vous n’acceptez pas le soleil, quand vous n’acceptez pas les saisons, quand vous n’acceptez pas cette vie, quand vous n’acceptez pas ce souffle, vous ne pouvez pas avoir de gratitude. Donc la gratitude est importante. La confiance en soi est importante. Si vous voulez être entier, si vous voulez être heureux… Qu’est-ce que j’entends par confiance en soi ? Les gens s’inquiètent de savoir ce que les autres pensent d’eux. Ai-je raison ? Ce n’est pas bon, cela vous rend fou. Cela vous rend complètement fou. « Que pense-t-il de moi ? Que pense-t-il de moi ? Que pense-t-il de moi ? Est-ce qu’il m’aime ? Est-ce qu’il m’apprécie ? Oui ou non ? »

 

Que pensez-vous de vous-même ? Est-ce que vous vous aimez ? Non, parce que vous ne vous connaissez pas. Désolé, vous connaissez de nombreuses personnes. Vous portez un vêtement vert parce que vous savez que votre tante aime le vert. Mais quelle est la couleur que vous aimez, vous ? Le savez-vous ? Le plus important de tout, c’est d’avoir la paix dans votre vie. Alors qu’est-ce que la paix ? Qu’est-ce que la paix ? La créons-nous ou bien est-elle déjà là ? Si nous devons créer la paix… C’est ce que tout le monde croit, que nous devons créer la paix. Non. Voilà comment ça marche, mes amis : trouvez d’abord la paix en vous et, en ayant trouvé la paix en vous, vous ferez la paix avec vous-même. Ensuite, vous ferez la paix avec le monde et vous aurez alors la paix dans le monde. Mais cela commence par vous. Cela commence par vous. Ce que nous avons perdu est notre savoir vivre.

 

Aujourd’hui tous les petits poissons veulent devenir comme le gros poisson ! C’est tout ce qui les intéresse. « Je veux être un gros poisson, je veux être un gros poisson. » Et quand ils n’arrivent pas à devenir un gros poisson, ils n’hésitent pas à prendre un pistolet, à prendre un couteau pour qu’au moins pendant quelques minutes ils puissent être comme le gros poisson, qu’ils puissent avoir ce qu’ils veulent ! Ça, c’est le déclin de la civilisation.

 

Si vous voulez savoir vivre, être civilisé, alors vous devez décider de ne pas accepter la loi de la jungle. Jamais. Et c’est une décision que chaque être humain sur terre doit prendre. Les civilisations seront sauvées là où des lois civilisées auront été préservées.

Alors pourrions-nous commencer à nous intéresser à l’espoir, à la gratitude, à la confiance en soi, à nous connaître nous-même. Quand tout cela se manifestera vous ressentirez la paix dans votre propre cœur. Voilà ce qu’est l’espoir. Il s’agit là d’espoir.

 

Savez-vous que vous tous, à un moment de votre vie, avez échoué de nombreuses fois mais sans jamais renoncer. Savez-vous quand cela s’est produit ? Lorsque vous avez appris à marcher. Quand vous avez appris à marcher vos jambes n’étaient pas assez fermes, vos muscles n’étaient pas encore assez développés, vous vous êtes levés, comme cela… et boum ! Vous êtes tombés. Avez-vous accepté l’échec ?

Vous avez échoué mais vous n’avez pas capitulé. Vous n’avez eu aucun besoin que quelqu’un vous motive. Non ? Vous n’avez cherché dans aucun livre, vous ne vous êtes pas retiré dans un monastère. Non. Qu’avez-vous fait ? Vous avez recommencé.

Et quand vous avez recommencé, vous avez échoué et, malgré l’échec, vous n’avez toujours pas renoncé. Vous avez continué, vous avez continué, simplement parce que vous n’avez pas accepté l’échec. Vous avez échoué sans cesse mais sans jamais accepter l’échec.

Puis un jour vous vous êtes levé et vous avez marché. Et lorsque vous avez marché, qu’avez-vous accompli ? Le fait de marcher ? Non, cela vous a ouvert le monde entier. Dès lors vous avez pu aller à votre guise absolument partout.

 

 C’est ainsi que vous devez être aujourd’hui : échouez mais ne capitulez pas ! Relevez-vous et faites un autre pas. Votre mère ne pouvait pas vous expliquer : « Oh, tu devrais te relever… ce n’est pas grave, tout le monde tombe. » Vous n’auriez pas compris. Simplement, vous l’avez fait.

Je vois tellement de jeunes qui ont perdu tout espoir. Ont-ils oublié le moment où ils ont appris à marcher ? Ils étaient déterminés, ils avaient un pouvoir, ils ressentaient quelque chose et ils possédaient la sagesse de tous les sages et érudits de l’univers : « Échoue mais ne renonce pas ».

Et cette stratégie consistant à accepter l’échec sans jamais renoncer a réussi car vous avez marché. Uniquement pour cette raison. Les gens ne devraient pas accepter l’échec dans leur vie. Il y a tellement d’espoir venant non de l’extérieur mais d’ici. Votre cœur est empli d’espoir. Ouvrez-le, ouvrez-le. Ouvrez votre cœur à vous-même. C’est seulement alors que vous pourrez ouvrir votre cœur aux autres.