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Regarder « En confinement, 57e jour »
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« Je vais vous dire ce qu’est le cœur : c’est le bon en vous, le courage en vous, l’endroit où réside la clarté, l’endroit d’où jaillit la compréhension. » – Prem Rawat


Les émissions quotidiennes de Prem Rawat « En confinement », présentent la façon dont ses interventions et son Programme d’éducation pour la paix aident les gens à trouver la paix en eux. Vous aurez bientôt des détails sur comment pouvoir y participer et rejoindre Prem virtuellement.



Éduquer le cœur

Prem s’adresse à des étudiants de l’Université royale de Phnom Penh, au Cambodge

Prem Rawat :

Vous êtes-vous déjà demandé : « Qu’est-ce que le cœur ? » Oui ? Est-ce que c’est ce truc qui pompe le sang ? C’est ça le cœur ? C’est là où se trouve la paix ? Il n’y a rien d’autre que du sang et des valves. Parfois il s’arrête, dans l’ambulance on lui fait alors un électrochoc et il repart. Parfois il s’arrête de battre. On met des stents dans les artères. C’est ça le cœur ?

Non, je vais vous dire ce qu’est le cœur : le bon en vous, c’est le cœur, le courageux en vous, c’est le cœur, l’endroit où réside la clarté, c’est le cœur, l’endroit d’où jaillit la compréhension, c’est le cœur, l’endroit où se trouve la soif de ressentir le divin, c’est le cœur. C’est ça le cœur, et son adresse, c’est vous, vous !

Chaque être humain a 50% de bon et 50% de mauvais en lui, exactement, pas 49% et 51%, exactement 50% de bon et 50% de mauvais. Toujours. Si vous êtes en contact avec ce qui est bon, c’est le bon qui brillera. Si vous êtes en contact avec ce qui est mauvais, c’est le mauvais qui brillera. C’est l’un ou l’autre. Si je n’utilise pas ce bras, mais seulement celui-là tous les jours, que va-t-il se passer ? Ce bras s’affaiblira et celui-là deviendra plus fort. Alors je vous redemande : quel bras en vous est fort et quel bras en vous est faible ? Quels 50% sont forts et quels 50% sont faibles ?

Laissons ces 50% d’obscurité. Vous devez vous rappeler une chose : l’obscurité n’est jamais loin de la lumière. Quand on allume une bougie, juste en-dessous, vous savez là où sort la mèche qui brûle et donne de la lumière, juste en dessous, il y a l’obscurité. Elle n’est jamais loin, jamais loin. Mais ce qui va l’emporter, c’est la lumière, car la lumière fait disparaitre l’obscurité. Vous, si vous laissez entrer dans votre vie, si vous accueillez dans votre vie ce qui est bon, le fait d’être conscient, la réalité. Qu’est-ce que la réalité ? Est-ce que la réalité…

En fait, c’est très simple. Un jour vous êtes né et vous n’avez pas décidé de ce jour, vous n’avez pas décidé de ce jour. Vous n’avez pas décidé : « Euh, j’aimerais naître à telle heure, à telle date ». Non, et un jour vous devrez partir. Les jeunes n’aiment pas entendre parler de ça : « Ne me parlez pas de ça. »

Un jour vous devrez partir et vous ne pouvez pas décider de ce jour non plus.  Vous ne pouvez pas décider du jour de votre naissance et vous ne pouvez pas décider du jour de votre mort, mais vous pouvez décider comment vivre chaque jour entre le jour de votre naissance et le jour de votre mort. C’est tout.

Le savez-vous ? Le savez-vous ? Le comprenez-vous ? Et ça fait combien de jours, à propos ? Même si vous vivez jusqu’à 100 ans, vous savez combien de jours ça fait ? 36 500 jours, c’est tout, pas 365 000 jours, non, non, non, juste 36 500, 100 ans, deux zéros, si on les ajoute à 365, ça fait combien ? 36 500 jours, pas 365 000.

 Vous aimeriez bien que ce soit 365 000. Et vous vivez votre vie comme si vous alliez vivre éternellement, mais ce n’est pas le cas, 36 500 jours ça ne fait pas tant que ça. Mais vous pouvez décider comment vivre chacun de ces jours.

Votre bonheur dépend-il de vous ou de quelqu’un d’autre ? C’est une bonne question. Car la plupart d’entre nous choisissent leurs amis, on aimerait avoir certains amis pour notre bonheur. On aimerait aller à des fêtes pour ça, notre bonheur en dépend. Notre bonheur dépend de la réussite. Mais non. Votre bonheur dépend de vous. Et à moins de comprendre que votre bonheur dépend de vous et non de quelqu’un d’autre, vous ne serez jamais vraiment heureux.

 On peut avoir renoncé à tout, mais ce qui compte vraiment c’est ce à quoi on a renoncé ici. Si on a renoncé à la colère, c’est ce qui compte, si on a renoncé à l’ignorance, c’est ce qui compte, si on a renoncé à la colère, c’est ce qui compte. Mais si on n’a pas renoncé à tout ça, alors on n’a renoncé à rien. Si on n’a pas renoncé à l’ignorance, on n’a renoncé à rien.

Aujourd’hui il y a une possibilité. Quand vous vous êtes réveillés ce matin, quand vous vous êtes réveillés ce matin, quelle a été votre première pensée ? Combien d’entre vous ont été réveillés par une sonnerie ce matin ? Combien ? Un bon nombre. Alors je sais exactement quelle a été votre première pensée : « Non, pas déjà ! » Je sais comment ça marche. Si vous vous réveillez avant qu’elle sonne, vous coupez l’alarme, vous ne voulez pas entendre cette stupide sonnerie.

 C’est ainsi que vous commencez votre journée ? Et vous voulez la paix ? Vous voulez que la vie s’empare de vous et vous étreigne ? Vous voulez être conscient, vous voulez être éveillé, vous voulez fêter votre existence et vous voulez dormir cinq minutes de plus…

Et si le soleil faisait ça : « Donnez-moi cinq minutes de plus », ce serait le chaos dans le monde. La nature fonctionne méthodiquement, harmonieusement.

Je suis allé… très récemment j’étais au Japon. Et quand j’étais au Japon, je suis allé dans un jardin magnifique, magnifique, j’y ai rencontré un professeur, il supervisait également ce jardin.

Il m’a dit : « C’est très paisible ici. » Et ça m’a fait réfléchir, j’ai écouté et ce n’était pas silencieux, on entendait des criquets, des cascades, le bruissement du vent, c’était très bruyant. Des oiseaux gazouillaient, des crickets chantaient, de l’eau tombait en cascade, le vent soufflait dans les arbres.

Et je me suis rendu compte que ce n’était pas silencieux mais que c’était harmonieux. Le chant des criquets s’accordait avec le gazouillis des oiseaux et le chant des oiseaux s’accordait avec les cascades, et le bruit des cascades s’accordait parfaitement avec le bruissement des feuilles dans le vent. C’était harmonieux.

Êtes-vous déjà allé à un concert, ou bien avez-vous déjà vu à la télévision jouer des musiciens ? L’un joue de la batterie, un autre joue de la flute, un autre de la guitare, un autre des cymbales et un autre joue du piano.

Vous savez que tout ça pourrait produire une cacophonie, vous le savez, non ? Si le batteur jouait un morceau, le guitariste jouait un autre morceau et le pianiste encore un autre, quel serait le résultat ? Est-ce que ce serait agréable à entendre ? Non. Mais quand ces mêmes instruments jouent le même morceau, ça produit un son harmonieux.

Votre vie est-elle harmonieuse ? Votre vie est-elle harmonieuse ? Ressentez-vous que votre vie est une symphonie, ou bien avez-vous l’impression que dans votre vie, chaque jour, quelqu’un joue un morceau au piano, quelqu’un joue un autre morceau à la flute, quelqu’un fait quelque chose et un autre quelque chose d’autre, et vous vous dites : « Mon Dieu, je me sens tellement fatigué ! » Combien d’entre vous finissent par dire : « Mon Dieu, aide-moi, s’il te plait, aide-moi » ?

Réfléchissez à ce fait : quand vous êtes né, qu’est-ce qui vous a permis de rentrer chez vous ? Si vous êtes né à l’hôpital, qu’est-ce qui vous a permis de rentrer chez vous ? Si vous êtes né chez vous, qu’est-ce qui vous a permis de rester chez vous ? Le savez-vous ? Le savez-vous ? Vous ne le savez pas ? Je vais vous le dire, c’est pour ça que je suis là, c’est pour ça que je vous pose la question, ce n’est pas un examen.

Votre respiration, votre souffle. Quand vous êtes né, tous ceux qui étaient présents ne surveillaient qu’une seule chose, pas vos lignes de la main, pas si vous étiez un garçon ou une fille, ils ne surveillaient qu’une seule chose : si vous respiriez ou pas.

Et dès qu’ils ont constaté que vous respiriez, c’était bon, puis, « une fille, un garçon » ? C’est parce que vous respiriez, que vous avez pu rentrer chez vous, c’est parce que vous respiriez que vous avez pu rester chez vous. Si vous n’aviez pas respiré, vous ne seriez pas rentré ! Si vous n’aviez pas respiré et que vous étiez chez vous, vous n’y seriez pas resté, vous en seriez parti.

Voilà le pouvoir de ce souffle qui vient en vous. Tant qu’il vient en vous, vous êtes la sœur de quelqu’un, la mère de quelqu’un, la tante de quelqu’un, l’oncle de quelqu’un, l’ami de quelqu’un. Et si ce souffle ne vient pas en vous, vous n’êtes personne, personne ne veut de vous.

Comprenez-vous le pouvoir de ce souffle ? Comprenez-vous le pouvoir de ce souffle ? Diriez-vous que le va-et-vient du souffle est un cadeau du ciel ? Qu’en dites-vous ? Est-ce un cadeau ? Un cadeau du ciel ?

Reconnaissez-vous ce cadeau ? Oui ? Maintenant, maintenant, juste maintenant, juste maintenant un souffle est venu, et il en arrive un autre et encore un autre. Et vous ne trouvez pas remarquable que votre tout premier souffle ait commencé par une inspiration, et que votre tout dernier souffle sera une expiration ?

Ce cadeau, dans les moments difficiles, il vient, dans les bons moments, il vient. Et si jamais vous aviez un doute, un seul doute sur le fait d’être béni, il en est la preuve, il en est la preuve.

Et c’est de ça dont vous devez être reconnaissant : « Je suis vivant, j’ai le choix. Parce que je suis vivant j’ai le choix, et le choix que j’ai est de vivre dans l’ignorance ou de vivre avec la connaissance ».

Choisissez, choisissez, chaque jour vous devez choisir.