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Catégorie : Lockdown - French
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Regarder « En confinement, 46e jour »
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« Si vous rêvez d'un pays qui vous donne des opportunités, de l'espoir, alors c’est nous, les habitants de cette planète Terre, qui sommes responsables de son destin. » – Prem Rawat


Prem Rawat se prépare actuellement à présenter le Programme d’éducation pour la paix destiné à aider chacun à découvrir ses ressources intérieures. En attendant, les émissions quotidiennes « En confinement » présenteront des témoignages de participants au PEP dans le monde.
Pour en savoir plus sur le Programme d’éducation pour la paix, visitez : tprf.org/fr/

Prem Rawat :

Je suis ici aujourd'hui dans une Afrique du Sud libre.

Cependant nous devons nous assurer que la liberté soit non seulement à l'extérieur mais aussi en nous. Car sans avoir le sentiment de liberté, la liberté à l'extérieur ne fait pas grande différence.

Kabelo Moses Padi, facilitateur du Programme d'éducation pour la paix :

Nous constatons que les gens ont soif d’entendre ce genre de message.

À l'écran, une affiche indique :

« UDF – Notre lutte pour la libération est une lutte pour la paix. »

Kabelo Moses Padi :

Surtout ici, à Soweto. Soweto est une commune où se sont déroulées la plupart des activités de l'apartheid, et je pense que le message va vraiment apprendre à nos communautés locales à dire : « La paix commence avec vous, votre paix intérieure. »

Ernest Leketi, coordinateur du développement de la jeunesse, département du développement social de la ville de Joburg :

Depuis que j’ai suivi le Programme d’éducation pour la paix, c’est différent, parce qu'avant, je n'avais jamais eu de compréhension claire de la paix, il s’agissait seulement de la paix générale qui est la paix sociale. Après avoir reçu le message transmis par Son Excellence Prem Rawat, j'ai compris ce qu'était la paix intérieure.

Narrateur :

Le PEP continue de s'épanouir en Afrique du Sud car un nombre croissant d'ONG, d'écoles et de centres de formation ont intégré ses ateliers dans leurs programmes. Ernest Leketi et l'équipe passionnée de bénévoles de Soweto ont joué un rôle clé dans l'extension de la portée des programmes dans cette commune historique et au-delà.

Ernest Leketi :

Lorsque nous impliquons les communautés nous trouvons des jeunes qui ont perdu tout espoir. Mais une fois qu'ils suivent le Programme d'éducation à la paix, ils commencent à se respecter très sérieusement.

Hittendra Nagin, équipe de soutien PEP Afrique du Sud :

Le programme ne met pas en avant leurs problèmes mais les considère comme une source d'espoir, comme une source d'énergie pour faire avancer les choses.

Matshidiso Maibiba, participant au PEP :

Il m'a appris à aimer, à ne pas avoir de rancune et à pardonner à ceux qui m'ont fait du mal.

Tholoana Chalatse :

J'étais rempli de colère, je craquais à la moindre occasion. Mais grâce à ce programme, j'ai appris à me détendre, à ne pas prendre les choses au premier degré ou à agir d'une manière dont je pourrais avoir honte le lendemain. Il y a donc eu une transformation parce que je dois apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques pour éviter les situations qui pourraient m'attirer des ennuis.

Participante au PEP :

Ce programme m'a simplement présenté à moi et il m'a montré que pour être bienveillante avec les autres, je dois commencer par moi-même.

Une formule pour la paix

Prem Rawat à Soweto, Afrique du Sud

Prem Rawat :

Vous avez besoin de vous souvenir d'une chose. Cette chose, c'est que vous n'êtes pas vos problèmes. Quels que soient les problèmes, ils vont et viennent, vous n'êtes pas vos problèmes.

Vous êtes un être humain, vous avez un pouvoir, vous avez une certaine force. Et les problèmes sont comme des nuages, ils viennent, ils partent, parfois ils sont gros, parfois petits, parfois ils ne sont pas là, et parfois ils sont partout.

Mais la montagne ancrée dans le sol ne bouge pas avec les nuages, elle ne devient pas plus grande ou plus petite à cause des nuages. Vous êtes la montagne, les nuages sont vos problèmes.

Alors, voici une histoire.

Un jour, il y avait un homme qui n'avait jamais vu d'éléphants. N’ayant jamais vu d'éléphants, il décida d’aller en voir, il se renseigna et on lui a dit que dans un certain village d’Afrique il y en avait d’énormes. L'homme fit le voyage jusqu’en Afrique et, sur place, il vit de très gros éléphants. Comme c’était la première fois, grande fut sa surprise.

Puis, en les observant, il vit que les éléphants étaient attachés avec une petite corde très fine à leurs pattes, rien de plus. Il fut surpris : « Un si gros éléphant maintenu captif par une simple petite corde ? »

Alors il alla voir le chef et lui dit : « Chef, ces éléphants sont forts, n'est-ce pas ? » Et le chef répondit : « Ça oui, ils sont très très forts. » Il continua : « Chef, j'ai une question. Comment un animal de cette taille, si fort, si puissant, peut-il être retenu par cette toute petite corde ? »

Et le chef lui répondit : « Laissez-moi vous expliquer. Quand ils étaient bébés, on les attachait avec cette corde. Ils essayaient de bouger mais ne pouvaient pas, on les retenait ainsi.

À présent qu'ils sont grands et forts, ils ont cessé d'essayer, ils pensent que cette petite corde peut toujours les maintenir captifs. Bien sûr, s'ils avaient essayé, cette corde n’aurait pas pu retenir des animaux aussi puissants, mais les éléphants ont renoncé à toute tentative. »

Pourquoi vous raconter cette histoire ? Parce que dans un certain sens, c'est notre situation. Ce que nous sommes, ce que vous êtes, est bien plus grand que la somme de vos problèmes. Mais ces problèmes surviennent, ils vous freinent et vous ne réalisez pas votre propre pouvoir, vous ne réalisez pas votre propre force. Vous ne réalisez pas qu'en tant qu'être humain vous avez en vous la force pour franchir toutes ces barrières.

Si vous rêvez d'un jour où le ciel est dégagé, c'est possible, si vous rêvez d'un pays qui vous donne des opportunités et de l'espoir, c'est possible. Et qui va le faire ? C’est vous qui devez le faire.

Nous, les habitants de cette planète Terre, sommes les responsables de son destin. Nous nous tournons vers les dirigeants pour résoudre nos problèmes. Ces soi-disant “dirigeants” nous ont laissé tomber année après année, après année, et nous voilà leur disant « Oui, arrangez-nous ça. » Comment ?

Nous devons compter sur nous-mêmes ! Pas sur les dirigeants, nous ! Nous, pour nous apporter mutuellement espoir. Nous, pour nous éclairer le chemin les uns les autres.

Avant de venir ici, j'avais une réunion et je leur ai dit : « Même lorsque vous avez des problèmes, que vous êtes dans des situations difficiles, le bien est toujours là ! Le bien est toujours là. »

Si un matin, vous vous réveillez et qu’en ouvrant votre porte vous voyez un brouillard, un épais brouillard, cela signifie-t-il que tout a disparu ? Tout est toujours là. Vous ne pouvez pas le voir, mais c’est toujours là. Et quand le brouillard se lèvera, tout réapparaitra.

Avoir de la patience, cela demande de la patience. Mais si vous n’avez que de la patience et vous ne faites rien, cela ne marchera pas. Vous ne pouvez pas attendre et dire : « D'accord, d'accord. Que puis-je faire, que pourrais-je bien faire ? »

Faites le nécessaire ! Faites le nécessaire et les gens vous diront : « Que pouvez-vous faire quand il y a du brouillard ? » Bougez ! Allez dans un endroit où il n'y a pas de brouillard. Vous n'aimez pas le brouillard ? Allez dans un endroit où il n'y a pas de brouillard.

Mais les gens restent figés et disent : « J'ai de terribles problèmes. » Parce que nous aimons nous plaindre, nous aimons nous plaindre. Si nous n'avions aucune plainte à formuler et que deux personnes se rencontraient dans la rue, je ne sais pas ce qu'elles se diraient. Elles penseraient : « Je ne sais pas quoi dire ! »

Mais nous aimons nous plaindre, nous aimons nous plaindre de Dieu : « Regardez ce que... » Tout récemment, j'ai vu un article où quelqu'un disait : « Dieu est terrible, Dieu est ceci, Dieu est cela. » Pourquoi vous plaignez-vous ? Dieu vous a créé, et vous, vous avez créé vos problèmes. Pourquoi blâmez-vous Dieu ? Dieu vous a créé et vous êtes le dieu de vos problèmes, vous êtes le créateur de vos problèmes.

Dans votre monde, êtes-vous plus important, plus important que vos problèmes ? Non ! Les problèmes viennent vous manger et vous dites : « Tiens, quelle main veux-tu manger en premier ? Veux-tu ma jambe en premier ? Veux-tu ma tête en premier ? Quoi ? »

Ce n'est pas cela la force, c'est de la faiblesse. Ce n'est pas de la lucidité, c'est du doute ! Ce n'est pas votre vie, ce n'est pas ce que vous êtes, vous êtes cet éléphant puissant qui a oublié qui il est, ou qui elle est.

Donc, quatre choses : je vais vous donner une formule pour être en paix, pour être heureux. La voilà, quatre choses. C'est vraiment bien, vraiment facile !

Premièrement, et j'écris un livre sur le sujet, premièrement : « Connais-toi toi-même. » Si vous ne vous connaissez pas vous serez une balle de ping-pong qui rebondit d’un mur à un autre, d’un mur à un autre. Voilà ce que vous allez être.

Deux : « Ayez de la gratitude, soyez reconnaissant ». Parce que la gratitude vous apportera l'appréciation et l'appréciation vous apportera la gratitude. Appréciez ce que vous avez.

Quel est le problème de la cupidité dans ce monde ? Il y a une chose qu'une personne cupide ne sait pas faire, savez-vous ce que c'est ? Apprécier. Dès qu'une personne cupide commence à apprécier, l'avidité s'arrête. C'est ce qu'elle ne sait pas faire.

Il y a des gens qui, chaque jour, veulent faire plus d'argent, plus d'argent, plus d'argent. S'ils commençaient à apprécier l'argent qu'ils ont, ils cesseraient d’en gagner. Alors ils veulent gagner plus d'argent ! Voilà, ils n'apprécient pas ce qu'ils ont, ils veulent juste en avoir toujours plus. Donc, la deuxième chose est la gratitude.

La troisième chose, très importante pour vous, écoutez bien, la troisième chose. Tous ces éléments sont très importants. Troisième chose : « Si vous échouez, si vous échouez, n'acceptez pas l'échec. Séparez échouer de l'échec. »

Qu'en pensez-vous ? Comprenez-vous ce que je dis ? Échouer et échec ? Laissez-moi vous donner un exemple. Vous l’avez tous fait, durant votre vie vous avez tous fait l'expérience d’échouer sans avoir accepté l'échec.

Le savez-vous ? Dans votre prime enfance quand vous appreniez à marcher, vous avez échoué. Vous-vous êtes levé et : « boum ! » Vous avez échoué, n'est-ce pas ? Mais vous n'avez pas accepté l'échec, vous vous êtes relevé ! Et vous avez recommencé et encore échoué ! Mais vous n'avez pas accepté l'échec. Vous vous êtes relevé.

Aujourd'hui quand vous échouez, que se passe-t-il ? Que vous arrive-t-il quand vous échouez aujourd'hui ? C’est fini, vous déprimez : « Oh, mon Dieu ! Que va-t-il m'arriver ? J'ai échoué ! »

Croyez-vous que le petit enfant est ainsi ? « Je suis déprimé, j'ai échoué ! » Cet échec peut durer une journée, deux jours, trois jours, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix jours. Et parce que le bébé a échoué sans jamais accepter l'échec, il finit par  réussir. Mais vous, quand vous échouez, vous acceptez immédiatement l'échec.

Alors, souvenez-vous en, “connais-toi toi-même” vous apportera la paix, se connaître soi-même apporte la paix. “Gratitude, appréciation” vous apportera le bonheur. “Échouer mais ne jamais accepter l'échec” vous apportera l'espoir car maintenant, vous regardez le monde entier d'une toute autre manière. Si vous échouez ? « Pas de problème, essaye encore. » L'espoir ! C'est ça, l'espoir.

Quand vous ne voyez aucune porte, quand vous ne voyez plus de chemin, quand vous ne voyez aucune route, c'est la fin de l'espoir. La fin de l'espoir. Vous ne voyez aucune ouverture. Mais si vous voyez une autre porte, une autre route, un autre chemin, un autre sentier, vous espérez : « Je vais aller par là, j'irai par là. » C'est ainsi.

Et la quatrième chose, ah ah ! Je sais que la quatrième chose va vraiment vous choquer, à cause de votre culture. Je comprends votre culture, la culture indienne est très similaire pour cette même raison. Mais maintenant nous parlons d'être en paix et d'avoir une vie heureuse, n'est-ce pas ?

Donc la dernière chose, très importante : “Ne vous souciez pas de ce que les autres pensent de vous”. Ne vous en souciez pas ! Vous vous dites : « Je me demande bien ce qu'il pense et je parie qu'il pense que je suis fou, et je pense qu'il pense que je ne suis pas bon et patati et patata. »

Dès que vous cessez de vous préoccuper de ce que les autres pensent de vous, vous vous offrez les moyens d'être fort. Je sais que c'est difficile mais voici les quatre choses. Si vous pouvez vous approprier ces quatre choses et les prendre vraiment à cœur, je vous garantis un changement.

Parce que ce sont certaines choses qui nous enferment dans une boîte et nous oublions qui nous sommes, que nous sommes cet éléphant puissant et que ce que nous appelons problèmes ne peut plus nous arrêter. Mais nous avons oublié et nous pensons que ces cordes sont beaucoup plus solides qu'elles ne le sont en réalité.

Je voulais partager cela avec vous et j'espère que vous y penserez. C'est tout le bien que je vous souhaite.

Essayez d’y penser !