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Regarder « En confinement, 36e jour » un message personnel de Prem Rawat
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« L’amour est. On ne le crée pas, on ne le façonne pas, on ne le mélange pas, on ne le force pas. L’amour est. » – Prem Rawat


Si vous souhaitez que Prem réponde à vos questions, vous pouvez les envoyer sur PremRawat.com à la page Contact.

Prem Rawat :

Bonjour à tous. J’espère que vous allez toutes et tous bien. C’est de nouveau dimanche aujourd’hui, je vais lire quelques questions et essayer d’y répondre.

J’espère que les choses avancent ; aux États-Unis c’est un peu spécial, mais j’espère qu’en fin de compte tout ira bien.

Un autre sujet dont je voudrais vous parler un peu, suite à l’une des questions que j’ai reçues hier et qui était : « Voulez-vous voir un changement dans le monde ? » J’y ai donc réfléchi.

Quelqu’un m’a posé la même question auparavant, je crois que c’était en Afrique du Sud, et j’ai répondu : « Oui, je veux me changer moi. » Donc j’aimerais le redire ici. Bien sûr, j’ai toute une liste mais en réalité la seule chose que je peux vraiment changer, c’est moi. Cela s’applique à vous également ! Vous pouvez vous changer vous.

C’est ce qui fera vraiment la différence. Car on peut facilement se perdre avec cette question « que voudriez-vous voir changer ? » Et dire : « Eh bien, j’aimerais voir ceci changer, cela aussi, et encore ceci et cela. » Toute une discussion…

Écoutez, je réponds aux questions que l’on me pose, dont ce genre de questions, depuis que j’ai 9 ans. Cela fait donc vraiment longtemps.

Le sujet m’est familier et beaucoup de gens demandent : « Pensez-vous vraiment que la paix dans le monde soit possible ? Voulez-vous qu’elle se produise ? Pensez-vous que cela fonctionnera ? » Et ainsi de suite.

Et durant tout ce temps il y une chose que j’ai constatée : nous ne prenons pas nos responsabilités vis à vis de nous-même, nous ne prenons pas à cœur le fait que « je dois changer. » Et d’une certaine façon, dans l’équation, dans ce processus, quelqu’un manque à l’appel. Il manque une personne, il manque chacune des personnes qui posent cette question.

Comment ce processus peut-il aboutir si cette personne… C’est comme dans le sketch des Trois Comparses, l’un d’eux demande : « Combien sommes-nous présentement ? Nous ne sommes que deux, le troisième n’est pas là. » En fait les trois sont là, mais celui qui compte « un, deux » ne se compte pas lui-même.

C’est aussi comique que cela. Nous comptons tous les autres. Nous espérons vraiment que tout le monde va changer mais pas nous : « Nous, nous n’avons pas besoin de changer. »

Et, alors que je regardais les informations, quelqu’un a dit : « On doit arrêter ça ! Ce confinement doit cesser car notre économie va être anéantie. »

Je ne sais pas si je fais bien de me lancer là-dedans mais je pense que c’est une question très importante. L’important n’est pas l’économie, l’important est que nous avons besoin de manger. Nous avons certains besoins. Et ces besoins peuvent être satisfaits. Le monde devra mettre en commun ses ressources.

Il est évident que le style de vie aux États-Unis et celui du pays où je suis né sont complètement différents. Ce qu’une personne aux États-Unis dépense en nourriture par jour, juste un jour - et je ne parle pas des grands hôtels, ni des grands restaurants, ni du reste, mais simplement de ce qu’on peut manger avec environ 5 euros - et bien quelqu’un en Inde peut manger toute une semaine avec cette somme. Il y a beaucoup d’inégalités dans le monde. Et je le redis, l’important, ce n’est pas l’économie, mais la vie. La vie est bien plus importante que l’économie.

Nous existons sur cette terre sans « l’économie moderne » depuis des centaines de milliers d’années. Mais nous savions alors ce qui était important. Nous avions besoin de vivre, de nous nourrir. Cela a-t-il complètement changé ? Je ne le pense pas. C’est toujours le cas.

Aux États-Unis particulièrement, et je crois que c’est vrai pour n’importe quel pays, les gens font preuve de résilience pour recréer, reconstruire leur pays, pour en faire quelque chose de merveilleux. Je l’ai vu. Regardez le Japon.

Le Japon après la deuxième guerre mondiale était pratiquement détruit. Mais la résilience a permis de reconstruire ce pays et d’en faire ce qu’il est aujourd’hui.

Nous avons cette capacité de résilience. Nous, nous, si nous nous mettons ensemble et ne sommes pas divisés, si nous le faisons ensemble, nous pouvons parvenir à faire tout ce que nous voulons. J’y crois. Je l’ai vu.

Mais le fait de se focaliser sur les petits détails sans regarder l’ensemble de l’image, de ne regarder qu’un petit détail, voilà ce qui a créé beaucoup de tensions dans les sociétés depuis des milliers d’années.

C’est ce que l’Histoire vous raconte, c’est écrit, elle vous le dit. Si vous ne savez pas lire l’Histoire, quelqu’un pourra peut-être le faire pour vous. Le fait est vraiment historique. En tout cas c’est un grand sujet de discussions. Mais revenons aux questions.

Quelqu’un, José, dit qu’il a 74 ans et demande quel est le but de sa vie. « Ai-je un but à atteindre ? Je me demande très souvent si ma vie a un sens. Pouvez-vous m’aider et me donner un conseil ? »

Votre vie a toujours eu un sens. Que vous ayez été d’accord ou non avec celui-ci. Que vous l’ayez lu, que vous l’ayez vu, que vous l’ayez ressenti ou non, c’est une toute autre question, mais votre vie a toujours eu un sens.

Vous écrivez que vous avez le don de l’écriture. Écrivez ! Si vous avez le don de l’écriture, écrivez ! Écrivez à propos de quoi ? Sur tout ce que vous voulez, absolument sur tout ce qui vous fait envie.

Suite de la question : vous avez 74 ans, êtes-vous trop âgé pour écrire ? Absolument pas. Écrivez tout ce que vous voulez écrire, parce qu’une nouvelle personne qui s’exprime, ce peut être magnifique.

Alors quel est le but de votre vie ? Vous posez cette question. Ensuite, la seconde partie de la question est très intéressante. « Ai-je un but à atteindre ? » Pas selon moi. Le monde vous dit que vous avez un but. « As-tu accompli ceci ? As-tu réalisé cela ? »

Les Égyptiens, il y a longtemps, relataient ce qui survient lorsque nous mourons. Selon eux, nous traversons tout un parcours et durant ce voyage nous devons surmonter beaucoup, beaucoup d’obstacles.

Finalement, après avoir surmonté tous ces obstacles, nous parvenons à une porte où se tient un gardien. Ce gardien vous pose alors une question avant de vous laisser entrer : « As-tu trouvé la paix ? Et si tu l’as trouvée, as-tu aidé d’autres gens à trouver la paix ? » Si vous répondez « oui » aux deux questions, alors vous pouvez entrer, sinon vous ne le pouvez pas.

Alors avez-vous un but à atteindre ? Pas selon moi. Mais avez-vous un but ? Et ce but est-il le vôtre ou bien est-ce le but que le monde a implanté dans votre tête. Est-ce cela votre but ? Une liste que quelqu’un d’autre a faite ?

Il se peut que le but de votre vie soit de tout simplement trouver la paix en vous. Peut-être que le but de votre vie est tout simplement de jouir de la vraie raison d’être en vie. Je pense que ça vaut la peine d’y réfléchir.

Une nouvelle question de Nadir : « J’ai encore des doutes sur ce que veut dire me connaître moi-même. Cela inclut-il certains aspects de ma personnalité ou bien est-ce être en contact avec la paix et l’amour en moi ? »

Non, se connaître soi-même, ce n’est pas connaître sa personnalité, ce n’est pas connaître tout cela. C’est vraiment connaître son être, l’être qu’on est véritablement.

C’est un peu comme une cage. Il y a une cage et dans cette cage se trouve un oiseau. Sans l’oiseau, la cage ne sert à rien. Nous la remisons quelque part, elle ne sert à rien. Mais quand l’oiseau est dedans, elle devient alors ce qu’elle est censée être.

Ceci à l’extérieur, c’est la cage. La vie en vous, c’est l’oiseau. Quand l’oiseau s’envole, cette cage n’a plus d’utilité et elle est mise de côté, c’est-à-dire enterrée, incinérée ou autre.

Donc, ce qui fait votre valeur, c’est l’oiseau. La question est : « Que savez-vous au sujet de cet oiseau ? » Avez-vous ressenti cet oiseau ? En avez-vous fait l’expérience ? L’avez-vous compris ? Ou alors la préoccupation de toute votre vie n’était-elle centrée que sur la cage ?

Si cela a été le cas, vous êtes passé à côté de l’essentiel. L’important n’est pas la cage, l’important c’est l’oiseau dans la cage. Voilà ce qui devrait vous attirer. Si vous êtes attiré par la cage et non par l’oiseau dans la cage, vous ne comprenez pas, vous ne comprenez pas le lien entre l’oiseau et la cage.

La cage est là pour que l’oiseau puisse être dedans. Je sais que c’est un exemple horrible, mais je pense qu’il décrit bien ce lien. Une autre façon de le décrire est d’imaginer que l’on vous donne une bague sertie d’un diamant dans un petit écrin.

Tant que la bague est dans l’écrin, l’écrin est aussi important que la bague car si vous perdez l’écrin, vous serez désespéré : « Mon dieu, où est cet écrin, où est cet écrin ? » Tant que la bague est dans l’écrin.

Quand la bague est retirée de l’écrin, il ne reste plus à l’écrin que sa seule valeur : un, deux, cinq euros, peu importe. Ce qui a de la valeur, c’est la bague. Et la valeur de la bague donne de la valeur à l’écrin tant qu’elle s’y trouve. Si on enlève la bague, l’écrin ne vaut rien.

C’est pareil. L’important n’est ni votre personnalité, ni vos particularités, ni votre façon de voir les choses, mais c’est l’oiseau, le fait de connaître cet oiseau, de le comprendre, de le ressentir. C’est ce dont je parle.

« Comment savez-vous qu’il y a un oiseau ? » Tant que vous respirez, il y a un oiseau en vous. Et si vous ne respirez plus, il n’y a plus rien.

Donc, pour moi, l’important est de prendre conscience de ce qui se passe réellement. Nous ne voyons que le décor extérieur et nous disons : « Voilà ce qui se passe. » Nous nous arrêtons à ce que nous voyons.

Lorsque nous regardons la grande photo d’un groupe d’une centaine de personnes, une autre personne est présente également : le photographe qui prend la photo. Mais il n’est pas sur la photo, il prend la photo.

De la même manière, autre chose se déroule. La vie, votre existence sur cette Terre n’a rien à voir avec tout cela. Elle n’a rien à voir avec une fusée envoyée sur la Lune, rien à voir avec une station spatiale, rien à voir avec toutes les avancées technologiques que nous avons été capables de réaliser.

Il se passe autre chose, autre chose que nous n’avons peut-être pas créé, mais qui est là. L’accepte-t-on ? Le comprend-on ?

L’océan me plaît. J’aime l’océan, j’aime regarder l’océan. Ai-je créé l’océan ? Non, je n’ai pas créé l’océan. J’aime la plage, oui, j’aime la plage, j’aime être sur la plage. Ai-je créé la plage ? Non, je n’ai pas créé la plage.

J’aime vraiment beaucoup les mangues. Une mangue sucrée, c’est délicieux. Ai-je créé cette mangue ? Non je n’ai pas créé les mangues. Ai-je créé le manguier ? Non.

Je sais que ces choses sont là. Je les apprécie, elles me plaisent et je veux être en contact avec elles. Je ne dis pas : « Je ne peux pas aller à la plage car je n’ai pas créé la plage. » Non, j’aime aller à la plage, absolument.

De la même manière, il y a quelque chose à comprendre à propos de vous, de votre existence, de votre vie. Pas de ce qui se produit dans votre vie. Ce qui arrive dans votre vie dépend de vous, vous pouvez changer les choses, vous pouvez faire bouger les choses.

Si quelqu’un se retrouve à faire une chose qu’Il n’aime pas, il peut arrêter de la faire, il peut la changer. Si vous aimez les piments et qu’un jour vous décidez ne plus vouloir en manger, très bien, vous avez effectué un changement.

Des événements surviennent dans votre vie parce que vous êtes vivant. Et puis il y a la question de votre vie elle-même. Moi je parle de la question de l’existence-même, pas de ce qui se passe dans l’existence.

Alors je ne sais pas si cela vous aidera, j’espère que oui. C’est parfois le cas.

Cette question est intéressante. Elle vient de Cécile : « S’il vous plaît pouvez-vous nous expliquer ce que veut dire être amoureux de quelqu’un ? » Là, cela devient très intéressant : « Je suis amoureuse et j’en souffre parce que l’autre personne n’est pas aussi amoureuse que moi. Il m’aime, mais il n’est pas prêt. » - À quoi ?

« J’essaye d’aimer sans avoir d’attente. » - Pas du tout, pas du tout ! Vous dites que vous n’en avez pas, mais vous en avez. « Chaque fois que j’envoie un message et que je n’ai pas de réponse, je souffre à nouveau. » Eh bien voilà, vous attendez une réponse ! Vous attendez que cette personne vous réponde.

Excusez-moi, mais je trouve cela très drôle parce que si vous aviez lu votre question, vous auriez vu que vous attendiez quelque chose de cette personne. Vous vous comparez à elle : « Je l’aime plus qu’il ne m’aime. J’attends, je lui envoie un message et j’attends une réponse, mais il ne me répond pas, alors cela me fait souffrir. »

Je vais vous dire comment faire pour qu’un oiseau vienne se poser sur votre main. Beaucoup de gens pensent que pour y parvenir il faut attraper l’oiseau et l’obliger à rester sur leur main en y clouant ses pattes. Ce n’est pas ainsi que l’on fait venir un oiseau sur sa main.

Restez immobile, complètement immobile. N’imaginez pas un seul instant que cela va marcher. Alors ne bougez pas. Ne supposez pas que cela va fonctionner. Ne bougez pas. Placez-y un peu de nourriture et ne bougez surtout pas.

Il est alors possible que lorsque l’oiseau sentira que vous n’êtes pas une menace —c’est cela la clé, que vous n’êtes pas une menace... parce que tant que l’oiseau vous percevra comme une menace pour lui, il restera à distance. Mais quand il sentira que vous n’êtes pas une menace, cet oiseau viendra se poser sur votre main. Et quand l’oiseau viendra se poser sur votre main, vous ne devrez pas tressaillir parce que si vous bougez il s’envolera. Restez immobile, complètement immobile.

C’est ainsi que l’on aime. Restez immobile. Ne vous laissez pas aller à imaginer ou à attendre quelque chose. Aimez pour le plaisir d’aimer, pas pour vous faire souffrir. Ce n’est pas cela aimer, c’est s’infliger de la souffrance. Vous ne voulez pas vous infliger de la souffrance, vous voulez aimer. C’est ainsi que l’on aime.

Nous aimons parce que nous voulons aimer. Que l’autre personne nous aime en retour de la même manière ou non n’a rien à voir. Nous aimons, ni pour faire souffrir l’autre, ni pour nous faire souffrir nous-même.

L’amour est quelque chose de merveilleux. L’amour, encore une fois, doit être une expérience, un ressenti, pas en relation avec nos attentes, pas parce que notre super imprimante mentale qui n’a de cesse d’imprimer de jolis clichés dit : « Oh oui, je m’imagine avec cette personne, on se tient la main, on fait ceci et on fait cela. »

Hé, l’amour n’a rien avoir avec cela ! L’amour est. Vous devez comprendre que l’amour est. Ce n’est pas quelque chose que nous créons, ce n’est pas quelque chose que nous façonnons, ce n’est pas quelque chose que nous mélangeons, ce n’est pas quelque chose que nous forçons. L’amour est.

Trouvez cet amour. Alors cette autre personne sera attirée par vous. Parce qu’elle ne se sentira pas menacée par vous. Elle se sentira aimée par vous parce que vous l’aimez et non pour certaines raisons, circonstances ou manières particulières d’aimer.

Alors j’espère que cela vous aidera, merci.

Bon, c’est passé vite mais c’est le temps dont nous disposons. Il y a évidemment d’autres questions et nous y reviendrons. Jusque-là, restez en sécurité et en bonne santé, et le plus important, soyez et régalez-vous. Merci.