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Regarder « En confinement » 18e jour, un message personnel de Prem Rawat
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« Nous sommes tous dans le même bateau. On doit s’en rendre compte. Ce serait un tournant majeur si nous pouvions réaliser ce qu’est notre humanité. » — Prem Rawat


Si vous souhaitez que Prem réponde à vos questions, veuillez les envoyer à PremRawat.com (www.premrawat.com/fr/aller-plus-loin/contact)

En confinement avec Prem Rawat -18è jour

Bonjour tout le monde. J’espère que vous allez tous bien et êtes en bonne santé.
Aujourd’hui j’aimerais vous parler un peu de cette occasion, cette chance d’exister, d’être heureux, chance d’apprécier, d’être simple, de comprendre qu’il y a un lien entre ce qui se passe entre ces deux murs et vous.

Il s’agit de vous, il s’agit de votre existence, il s’agit de votre présence ici, il ne s’agit pas du Coronavirus, ni du monde, ni de l’économie mondiale ; il ne s’agit pas de tout cela.

Je dis ça parce que tout ce qui nous préoccupe est le fait des êtres humains. Toute cette économie, tout cela, ce n’est juste qu’un jeu des êtres humains. Quelqu’un a eu ces idées : « On doit faire ceci. On doit faire cela et cela. » Il y a les politiques ; il se passe telle et telle chose. Telle banque contrôle ceci, tel groupe contrôle cela. Et vous, vous n’avez pas l’impression d’être une marionnette au milieu de tout ça. Vous ne voulez pas être une marionnette, mais c’est exactement ce que vous êtes, que ça vous plaise ou non. Par conséquent, vous désirez être libre.
Et quand vous entendez le mot « liberté », vous ressentez fortement ce besoin : « Oui, oui, je veux être libre. » Mais vous êtes-vous déjà demandé ce qui vous asservit . Pourquoi voulez-vous vous sentir libre ? Pourquoi ne vous sentez-vous pas libre ? Et la raison pour laquelle vous ne vous sentez pas libre, c’est que tout ce qui se passe autour de vous vous empêche d’être vraiment qui vous êtes et ce que vous êtes.

Vous avez la vie. Vous existez. Et en fait nous en savons très peu à ce sujet. Nous ne l’avons pas totalement exploré, nous ne l’avons pas vraiment considéré ni n’avons posé les questions: « Qu’est-ce que ça veut dire ? Que veut dire être en vie ? Que veut dire exister ? Que veut dire « être » ? Que veut dire « avoir cela » ?
Est-ce une chance ou juste la conséquence d’actions d’une vie antérieure ou d’autres choses ? Et vraiment il ne manque pas de gens pour compliquer ça. Vous n’imaginez pas à quel point les gens ont rendu l’existence compliquée.

« Vous êtes là juste parce que vous avez fait quelque chose dans votre vie antérieure. Vous avez fait ceci, cela » - et c’est sans fin. Ceux qui vous racontent tout ça n’ont eux-mêmes aucune idée de ce que ça veut dire. Pourquoi ? Parce que tout cela vient d’un livre et non pas d’eux.
Il s’agit juste de croire, croire, croire… Et ça nous plaît parfaitement de croire. On peut croire tout ce qu’on veut sur nos problèmes, tout ce qu’on veut sur ce qui est compliqué. Tout ce qu’on veut sur le créateur, tout ce qu’on veut sur la façon dont on est arrivé là. On peut croire tout ce qu’on veut sur tout, sur tout ça.

Je mets au défi les gens de savoir ! Que pouvez-vous vraiment savoir ? Savoir, comprendre, être conscient de votre être. Et c’est le plus important. Ressentir vraiment ce que veut dire être en vie, en ce moment.

Alors, que s’est-il passé ? Vous avez entendu aux informations, c’était aux environs de décembre 2019 : « Il y a des gens qui sont tombés malades en Chine. »
« Oh, là, là ! Bon, espérons qu’ils iront mieux bientôt. » Ils iront ou n’iront peut-être pas mieux bientôt, mais ils se sont tous mis à partir. On s’est rendu compte qu’un cap avait été franchi. Et quand je dis « ce sont les gens qui le font », c’est vrai ! Nous, les êtres humains, faisons tout cela. Donc, voilà des compagnies aériennes trop heureuses de transporter les gens là où ils veulent se rendre. Et à l’insu de tout le monde, beaucoup emmènent avec eux ce virus. Et ensuite, dans le monde entier…

Maintenant, peu importe qui a eu l’idée de ne pas restreindre les voyages, ce n’était pas avec une mauvaise intention mais on se disait plutôt : « Oui, ça sera très bien, les gens pourront aller là où ils le souhaitent. »
À une époque, ce n’était pas le cas. Quand je voyageais beaucoup dans les années 70, 71, ce n’était pas le cas. Voyager n’avait rien à voir avec voyager maintenant. Les gens s’habillaient bien. C’était une occasion particulière. Et il fallait avoir beaucoup d’argent pour pouvoir prendre l’avion.

Et puis, sous l’administration Carter, on a libéralisé tout ça. Auparavant les grandes compagnies aériennes avaient tout verrouillé. On a enlevé toutes les restrictions et alors des compagnies concurrentes ont pu entrer en jeu, et toutes celles qui le souhaitaient ont pu alors transporter des voyageurs partout. Et la qualité, bien sûr, a disparu, mais beaucoup de gens ont voyagé un peu partout.
Et ensuite, avec le coronavirus qui voyage, qui voyage… C’est tout à fait comparable à ce qui s’est passé avec la grippe espagnole, elle a aussi voyagé. Et les voyages ont permis au virus de se diffuser.

Alors, en tout cas, en dehors de ce qui se passe… Ce sont les êtres humains qui ont créé pour eux-mêmes ce problème et c’est eux qui doivent essayer de trouver comment s’en débarrasser.

Et je suis sûr que des gens vont dire : « Oh, mais ça, c’est compliqué et ça aussi, c’est compliqué, et puis avant c’était comme ci, avant c’était comme ça. » Ça n’a rien à voir avec tout ça.
N’oubliez jamais ce que vous êtes sensé faire ici, entre ces deux murs. S’il vous plaît, ne vous laissez pas distraire par ce truc, il va disparaître. Tout ce que vous avez à faire –la formule est très simple : « Restez confiné, ne le transmettez pas, ne l’attrapez pas. Lavez-vous les mains, respectez les distances », ça suffit.

On travaille sur les virus… sur les vaccins. On produira des vaccins ou des médicaments et tout le reste… et puis vous pourrez recommencer vos affaires, ces affaires que vous êtes impatients de reprendre, je n’arrive pas à imaginer ce qui se passera : on s’en prendra les uns aux autres ? Toutes sortes de trucs bizarres, c’est ce qu’on faisait, pardon, c’est ce qu’on faisait avant. Si on ouvrait le journal on pouvait lire tout ce qui se passait. Et maintenant on a le Corona virus qui accapare toute notre attention. Et quand ce sera terminé, je suis sûr qu’on va retourner à notre même vieille folie.

Mais vous n’êtes pas là pour ça. Pas pour ce Coronavirus ni pour toute cette folie qu’on vit tous les jours. Vous êtes ici pour autre chose. Vous êtes ici pour être heureux. Souvent je donne cet exemple : vous avez acheté un billet de loterie et vous avez gagné. Et ce que vous avez gagné, c’est que pendant X jours, vous avez accès à un centre commercial fabuleux.

Il y a toute sorte de boutiques dans ce centre commercial, des boutiques splendides. Et vous pouvez aller dans n’importe laquelle et avoir tout ce que vous voulez. Mais à une seule condition. Et la condition, c’est de ne rien emporter de ce centre commercial avec vous. Quelle va être votre stratégie ? Je sais quelle sera ma stratégie. Je vais profiter de chaque minute que je passerai dans ce centre commercial. Je ne pourrai peut-être rien emporter. Mais ce que je vais pouvoir emporter en douce, et je sais que je le peux, c’est mon bonheur.

Donc voilà ma stratégie. Ma stratégie est de profiter au maximum de chaque minute. Actuellement on est dans cette situation. Chacun vient avec ses idées différentes : « Ne faites pas ci, ne faites pas ça. Je ne veux pas que tu fasses ceci, je ne veux pas que tu fasses cela. » Et moi je me dis : « Comment ? Et pourquoi ? Que voulez-vous dire? » Et puis vous comprenez : « Allez, c’est bon, laisse tomber. » Ça devient très important. Je ne peux pas contrôler les événements mais je peux contrôler la façon dont j’y réagis, pour mon bien, pas pour le bien des autres, pour mon bien. C’est une partie très importante de l’objet de la formation que je suis en train de créer pour vous.

Que contrôlez-vous ? Vous ne contrôlez pas les événements. Évidemment, vous voulez contrôler les événements. Mais vous ne pourrez pas les contrôler tout le temps. Pourtant ce que vous pouvez contrôler, c’est la manière dont vous réagissez aux événements. Et si vous pouvez contrôler cela, pas pour le bien des autres, ni pour avoir l’air bien, mais pour vous-même. Tout ce que vous faites, vous devez le faire pour vous d’abord.

Si vous ne pouvez pas être bien avec vous-même, vous ne pouvez pas l’être avec les autres. Si vous ne pouvez pas vous comprendre vous-même, vous ne pouvez pas comprendre les autres. Si vous n’êtes pas heureux, vous ne pouvez pas rendre d’autres gens heureux. Si vous ne pouvez pas vous aimer, vous ne pouvez pas aimer les autres. Si vous ne pouvez pas être lucide, vous ne pouvez communiquer aucune lucidité aux autres. Ça doit d’abord vous arriver à vous. Et si ça peut vous arriver, alors c’est vous qui décidez comment réagir. C’est vous qui décidez comment gérer. C’est vous qui décidez comment réagir parce que vous venez d’éveiller et de faire appel aux magnifiques pouvoirs qui résident en vous, qui sont en vous.

Est-ce qu’on ne sera jamais triste ? Bien sûr qu’on sera triste. Quelqu’un m’a posé cette question et j’y ai repensé : « J’ai un grand père et je ne peux pas lui dire au revoir, je ne peux pas prendre soin de lui, que faire ? » Quand j’ai lu ça, bien sûr, j’ai été triste aussi. Ce n’est pas bien, c’est ça qui est triste. Que va-t-il arriver avec cette histoire de virus, ça vient seulement de commencer. Vous imaginez tous les gens pauvres. Les pauvres sont ceux qui sont toujours frappés le plus durement, vraiment, vraiment durement.

Vous savez, la plupart des gens ont une maison ou un appartement ou un endroit avec de vrais murs et tout le reste. Vous imaginez le nombre de gens qui vivent dans des baraques faites de tôle ondulée, seulement de tôle ondulée ? Et l’été vient les frapper. Aujourd’hui en Californie, bien sûr, il fait encore frais à l’extérieur, ce n’est pas un problème. Mais dans des endroits comme l’Inde, comme l’Afrique, là c’est l’été, dans l’hémisphère nord. Et mon dieu, ce n’est pas possible. Comment se mettre en quarantaine, où se mettre en quarantaine ?

Alors, pensez à tout ça. Et pourtant, ce que j’ai dit à cette personne qui parlait de son grand-père : « Vous pouvez aimer, vous pouvez aimer cette personne. » L’amour est la seule chose que vous possédez, qui ignore les murs, qui ignore les portes, qui ignore le temps, qui ignore les circonstances, qui ignore la richesse, qui ignore l’économie, qui ignore tout. L’amour EST, et c’est une des choses les plus puissantes que vous ayez. Votre amour ? Votre amour ? Mon dieu, c’est la chose la plus puissante que vous ayez. C’est plus fort que de donner un coup de poing sur la figure de quelqu’un.

L’amour ! L’amour, lorsqu’il touche une personne, cette personne ne l’oublie jamais. Si l’on blesse quelqu’un, peut-être qu’une fois les blessures guéries et que tout ira bien, il vous pardonnera. Mais l’amour touche les gens à l’endroit précis qui fait que jamais ils ne l’oublieront. Vous avez ça. Vous ne savez pas comment l’utiliser, vous ne savez pas comment y faire appel. Pourquoi ? Parce que vous avez toujours été dévalorisé par la carte postale que cette imprimante-là fabrique sans arrêt : votre vision de l’amour, votre vision, votre idée de la personne parfaite à qui vous devrez donner cet amour. Ça arrive tout le temps.

Ces idées qu’on se fait, plus j’y pense, plus je les trouve nuisibles. Chaque fois, elles dévalorisent les gens. Mon potentiel, les possibilités que j’ai pendant que je suis là, entre ces deux murs, le temps qui m’est donné, tout cela est dévalorisé par cette imprimante qui n’arrête pas de sortir encore et encore des feuilles ; et je les regarde toutes en disant : « Oh comme c’est merveilleux, oui, oui, oui, c’est ce que je veux ! » Pour moi, ce voyage a été vraiment quelque chose. J’ai quitté l’Espagne, le confinement n’avait pas encore commencé, on commençait seulement à en parler et je suis parti. Puis je suis arrivé au Brésil et à ce moment-là, quand je suis arrivé au Brésil, on pouvait aller en Amérique du Sud, on pouvait aller en Argentine, on pouvait aller à Montevideo.

Mais je devais y rester quelques jours, trois je crois, et c’est là qu’on a dit non, non, personne ne va en Argentine. Alors j’ai décidé que vraiment je ne pouvais pas rassembler des gens dans une salle, que ce ne serait pas bien, alors j’ai dit : « Je ne veux pas faire ça. » Puis j’ai quitté le Brésil et le lendemain on a annoncé le début du confinement, tout s’arrêtait. J’ai regardé autour de moi, là où j’étais, et les gens étaient tellement pauvres ! Le confinement n’allait pas marcher pour eux, tout simplement, ils ne savaient pas comment se confiner.

Les pauvres sont ainsi, ils s’assemblent, ils vont dans les cafés, ils vont dans les magasins, ils sortent et ils s’assemblent et c’est comme ça qu’ils ont des contacts, c’est comme ça qu’ils échangent des nouvelles, tout se passe dehors. Beaucoup sont des travailleurs migrants qui sont là, ils viennent de différents villages. Leur famille est restée au village et ils sont venus dans les villes pour gagner un petit peu d’argent. Je me suis dit : « Mon dieu, les pauvres vont être massacrés par cela ! »

Et il est tellement important que les gouvernements et nous tous, en tant qu’humains, nous essayions d’aider autant que possible. J’ai d’ailleurs de bonnes nouvelles qui vont dans ce sens. J’ai demandé à TPRF et à RVK en Inde de m’envoyer un rapport sur ce qu’ils faisaient tous les deux et je souhaite le partager avec vous plus tard. C’est vraiment fantastique de voir que le moindre effort que l’on fait peut avoir un impact aussi profond. Donc, quelle que soit la difficulté de la situation, ayez un cœur, une pensée pour tous les autres, parce qu’ils sont sur le même bateau, vous êtes sur le même bateau, nous sommes tous sur le même bateau. Le bateau n’est pas différent, peut-être quelqu’un est à l’avant, quelqu’un à l’arrière, quelqu’un à tribord, quelqu’un à bâbord, mais c’est le même bateau.

Quelqu’un pourrait dire : « Je suis à l’avant, je vais arriver plus vite », et quelqu’un pourrait dire : « Je suis à l’arrière et je vais arriver plus tard » et un autre pourrait dire « je suis à bâbord et je vais débarquer le premier, ou je suis à tribord et je vais débarquer… ». Peu importe. Mais c’est le même bateau. On doit s’en rendre compte. Ce serait un tournant majeur si nous pouvions réaliser ce qu’est notre humanité, dans ces moments, ce que veut dire l’humanité. Faisons en sorte que ce ne soit pas une répétition de la grippe espagnole. Et qu’un monde qui a toute cette technologie, toutes ces informations, ait oublié ce qui s’est passé…
Alors j’espère que vous allez bien ; s’il vous plaît, restez en sécurité, en bonne santé, et plus important, soyez. Merci beaucoup.