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Regardez « En confinement » 13e jour, un message personnel de Prem Rawat.
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« Il y a un appel qui vient de vous, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. Cet appel dit : Sois comblé, sois réel, soit vrai. Sois. » – Prem Rawat

Prem Rawat :

Bonjour à tous, j’espère que vous allez parfaitement bien en dehors de toutes ces choses folles qui se passent, le Coronavirus et tout ça, mais que vous, vous-mêmes, allez bien, c’est ce qui est important.

Donc, de quoi est-ce que je vais parler aujourd’hui ? Hier soir, je pensais à quelque chose qu’il serait merveilleux, au moins, de considérer, à défaut d’autre chose. Donc je vais commencer par une petite histoire.

Il y avait un homme récemment diplômé qui rentrait chez lui, très heureux. Il avait son diplôme et il savait que maintenant il allait chercher un travail et faire toutes ces choses que l’on commence à faire une fois que l’on est diplômé.

Donc, il est en chemin vers chez lui et il voit un vieil homme. Et ce vieil homme a un gros fardeau de bois sur ses épaules, il est courbé et il marche très lentement.

En voyant cela, l’homme a une idée.
Il se dit : « Je commence dans la vie mais cet homme est sur ce chemin de la vie depuis très longtemps, donc pourquoi ne pas lui demander quelle est la meilleure façon d’être dans ce monde, et comment tirer le meilleur parti de tout ça ? Ce serait formidable si je pouvais apprendre quelque chose de ce vieil homme. »

Donc il le rattrape et lui dit « eh, vieil homme, dis-moi comment profiter au maximum de la vie, parce que je ne fais que commencer et toi, tu es là depuis très longtemps, tu as certainement quelque chose à me dire. »

Le vieil homme s’arrête, se débarrasse du fardeau et se redresse. Puis il remet le fardeau sur son dos, se courbe à nouveau et s’éloigne.

Et c’est la fin de l’histoire.
Est-ce que cet homme a envoyé un message ? Absolument ! Et le message est que dans la vie nous marchons courbés à cause de ce poids si lourd sur notre dos, un poids vraiment lourd.

Et le poids de ces choses, du genre « cette personne m’a dit ça, cette personne m’a fait ça, et j’ai ce problème avec cette personne, cette personne ne m’aime pas. »

Toutes ces choses étranges que nous accumulons, « je suis un raté » ou « je suis une personne qui a du succès. Non, je suis un raté parce que je ne suis pas bon à ça, je ne peux pas faire ci, je ne peux pas faire ça. » Et j’y pensais, mon Dieu, quel poids nous portons sur les épaules !

Et nous voilà maintenant, dans cette situation de confinement, on n’a pas beaucoup d’endroits où aller… Qu’est-ce que ça ferait si simplement on pouvait appuyer sur ce bouton de réinitialisation ? À quoi ça ressemblerait de tout simplement lâcher, et d’accepter la réalité simple et belle de l’existence ? De se réveiller chaque jour, comme un enfant…

Et je me souviens bien, quand j’étais un petit enfant, je m’éveillais et j’étais prêt pour la journée, j’étais prêt à accepter la journée, j’étais prêt pour les défis de la journée, rien n’était routinier, comme « oh, je dois faire ci ou ça. » Non, ce n’était pas important.

Quoi que cette journée ait à m’envoyer, j’allais l’accepter, j’accepterais le défi.
J’étais enthousiaste d’être en vie, enthousiaste d’avoir cette matinée, enthousiaste d’avoir cette belle occasion et d’accepter ces opportunités avec un cœur et un esprit clairs et ouverts.

Et non déjà pré-contaminés : « Ah ! la journée s’annonce très mal, ça va être très dur ».

C’est comme la fois où un roi s’était mis à son balcon. Il a vu cet homme qui marchait. L’homme a vu le roi et l’a reconnu. Et ce jour-là, le roi a eu une journée horrible, une journée absolument affreuse.

Donc, le soir le roi a appelé ce type et il a demandé qu’on le tue. L’homme a demandé : « Pourquoi veux-tu me mettre à mort, pourquoi veux-tu me tuer ? » « Mais parce que ce matin, quand je me suis réveillé, j’ai vu ton visage et j’ai eu une journée terrible, affreuse. Donc je vais te mettre à mort. »

Le gars a regardé le roi et a dit : « Sire, vous avez eu une journée horrible, mais moi je suis sur le point de perdre la vie et j’ai vu votre visage, c’est la première chose que j’ai vue ce matin, alors j’ai encore beaucoup plus de malchance que toi. » C’est une manière de voir.

Donc chaque jour, on se réveille, et déjà le magnéto est en route : « tu dois faire ci, tu dois faire ça, tu es en retard, fais ci, fais ça. Cette personne ne t’aime pas, tu dois dire ça à cette personne et ça va de votre famille à vos collègues, il faut que je réponde ci, que je réponde ça, que je fasse ci, que je fasse ça. »
Je sais qu’il y a des gens qui écrivent un message et qui ont besoin d’une réponse tout de suite, s’ils ne reçoivent pas de réponse aussitôt, ils sont perturbés, « Ah, mon Dieu y a-t-il quelque chose qui cloche ? »

Il faut regarder le monde, « qu’est-ce qui se passe là-bas, qu’est-ce qui se passe ici. Ah, mon Dieu, il faut partager ça ! » Et ce magnéto est en route…

Alors, est-ce que je devrais blâmer quiconque pour ça ou dire que c’est mal ?
D’un côté, je peux complètement le comprendre, il n’y a pas de mal à ça, je suis parfaitement d’accord, mais le problème que je vois, c’est que cela me distrait de moi-même.

Il y a aussi un appel en moi, et peut-être que je ne l’entends pas tous les jours. Quand je suis hypnotisé par tous les problèmes du monde, alors certainement, je n’y prête pas attention. Mais il y a un appel de l’intérieur, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par an. Et cet appel dit :
« Sois comblé, sois réel, sois vrai, sois, comprends, courtise la clarté, fais que toutes les choses qui sont bonnes fassent partie de ta vie. »

C’est l’appel du cœur à l’action, mais notre appel à l’action c’est : « réponds ceci, envoie ce mail, regarde ce message, fais ci, fais ça, réponds à ceci, réponds à cela. » Nous avons des tonnes de responsabilités.

Mais la question est : pouvons-nous appuyer sur un bouton pour nous réinitialiser ? Peut-être n’existe-t-il pas un tel bouton qui peut nous remettre à l’état initial. Mais peut-être qu’ici, nous pouvons commencer à comprendre, « la vie essaye de me dire quelque chose, je suis en train de me dire quelque chose et en réalité, cet univers essaye de me dire quelque chose. »

Quand je considère tout ça, quand je considère la poussière, voilà qui je suis. Je suis cette poussière. À partir de tous ces éléments, de cette chose que j’appelle poussière, j’ai été fabriqué : cette peau, ces os, ce sang, ces muscles, ces organes, ils sont faits de ça.

Et le jour où je vais entrer dans l’autre mur et partir, voilà ce que je redeviendrai, de la poussière. De la poussière nous sommes venus, et à la poussière nous retournons. Et pourtant qu’en est-il de la vie ?

Beaucoup de gens disent : « Quoi, la vie ? » La question se pose : « Qu’en est-il de la vie ? » C’est que personne n’y prête suffisamment attention.
Personne ne dit : « Voilà ce qui est important, ce ne sont pas toutes ces autres choses qui se passent. » Ce qui est important, c’est le va-et-vient de ce souffle.

À quel point doux et puissant est ce souffle ! Ce souffle est incroyable.
Il vient en vous, et que vous apporte-t-il ? Pas un cadeau ordinaire, un cadeau extraordinaire, c’est le cadeau de la vie elle-même.

Gentiment, simplement, il vient en vous, vous remplit afin que vous puissiez être en vie, exister. Vous pouvez penser, et il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez penser, vous pouvez penser à tout ce que vous voulez, et vous le devriez. Vous devriez être capable de penser à tout ce que vous voulez. Mais vous devriez également penser à vos besoins fondamentaux. Je les appelle besoins, pas les souhaits mais les besoins.

Vous avez un besoin en vous d’être comblé, vous avez un besoin en vous d’être satisfait, vous avez un besoin en vous d’être dans la joie. Tels sont vos besoins. Sans eux, les conséquences sont terribles, sans eux, il y a la tristesse, la dépression, la confusion.

Et voyez-vous, on parle de doute et le doute, bon, est-ce que vous ne devriez jamais douter ? Ne jamais avoir de doutes ?
Non, tous les chefs, les cuisiniers, vous les verrez faire les mêmes choses, après avoir fait leur plat, ils le gouttent. Pourquoi le gouttent-ils ? Ils le gouttent parce qu’ils doutent, ils veulent savoir, ils veulent savoir, ils veulent être sûrs, que c’est assez salé et que ça a bon goût.

Ils en doutent, ils ont un doute, mais ils font quelque chose pour dépasser ce doute, et tout ce qu’ils ont à faire c’est goûter. Ils ont goûté, maintenant ils n’ont plus de questions, si c’est bon, si ça a bon goût, si c’est assez salé, si c’est assez pimenté, si l’assaisonnement est bon, si tout est bon.

Donc le doute n’est pas le problème, mais il faut dépasser ce doute. Et quand vous êtes bloqué de l’autre côté et que vous doutez, doutez, doutez, doutez… Maintenant, êtes-vous en train de douter ? Vous ne devriez pas. Dépassez ce doute, dépassez-le. Parce que c’est l’occasion.

Vous savez, je suis sûr que quelqu’un est en train de se questionner : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? » Eh bien, vous pouvez asseoir et vous questionner jusqu’à ce que les vaches retournent à l’étable dans la soirée, vous questionner, vous questionner, « pourquoi ceci m'arrive ? » Ou vous dire : « Qu’est-ce que je peux faire qui me serait vraiment bénéfique en ce moment ? Je peux mieux faire. »

Et je suis sûr qu’il y a des gens qui pensent qu’ils n’ont aucune marge de progression, mais tout le monde a la possibilité de faire des progrès. Alors pouvez-vous faire des progrès ? Pouvez-vous accepter dans votre cœur, dans votre esprit, que vous avez un choix ? Vous pouvez choisir, choisir, quels sont vos besoins. Vous n’y avez pas porté attention.

Quelle manière étonnante de se remettre à l’état initial, simplement en écoutant, et puis après, s’occuper des besoins que vous avez, le besoin de joie. Sortir n’est pas un besoin, c’est un souhait. Le besoin c’est de rester en bonne santé.

Il y a également d’autres besoins : il y a le besoin d’être comblé et ça n’a rien à voir avec l’extérieur. Pour cela vous devez vous tourner en vous, pour la lucidité vous devez vous tourner en vous, pour cette compréhension vous devez vous tourner en vous, parce que c’est là où vous les trouverez, en vous.
En vous existent toutes ces choses que vous pensez être si éloignées, et c’est ça l’ironie.

Kabîr le décrit très joliment, ce cerf musqué cherche l’odeur du musc, recherche le musc dans toute la forêt, alors que ce parfum provient de son propre nombril, c’est là où se trouve le musc. Et c’est une tragédie.
Kabîr dit : « Tout comme il y a du feu dans le silex, comme y a de l’huile dans cette petite graine de sésame… » Vous ne pensez pas qu’il y a beaucoup d’huile dedans, mais quand vous pressez une poignée de ces graines, il y a beaucoup d’huile, de l’huile de sésame. « Et comme dans le silex il y a le feu, ainsi le divin est en vous. Si vous pouvez en être conscient, soyez-le, si vous pouvez ouvrir vos yeux à cela, ouvrez-les. »

Là où est le divin, il y a la lucidité, il y a la sérénité, il y a la compréhension. Tout ce qui est bon est en vous et l’a toujours été et le sera toujours. Vous le chercherez au dehors parce que c’est votre habitude… Personne ne met une glace dans sa poche. Alors, quand vous voulez une glace, vous cherchez à l’extérieur, évidemment.

Mais le divin, vous le portez en vous, la clarté vous la portez en vous, la compréhension vous la portez en vous, la joie vous la portez en vous, la plénitude, la véritable plénitude vous la portez en vous. Voilà ce que vous devez rechercher, c’est ce que vous devez voir, c’est ce que vous devez comprendre.

Il ne s’agit pas de dire, « Ah oui, je connais tout ça », mais de savoir ce que vous en faites, si vous savez que le divin est en vous, que faites-vous de cela ?

En êtes-vous enthousiasmé ? À quel point devriez-vous être enthousiasmé ?
Il ne devrait y avoir aucune limite à votre enthousiasme de savoir que le divin est en vous. Vous devriez être tellement enthousiaste que toutes ces choses dont vous avez besoin, que vous recherchez, se trouvent en vous. C’est une autre réalité à considérer. Nous considérons ce monde comme étant réel, mais il existe une autre réalité. Et ceci est aussi réel que cela. Et parfois cela n’est pas tellement réel.

J’avais établi les meilleurs plans. Si quelqu’un m’avait dit qu’en 2020, il y aurait une longue période pendant laquelle je ne pourrais pas faire de conférences, j’aurais dit « ce n’est pas vrai, je veux aller donner ces conférences. » Mais les situations changent, je ne vais pas inviter des gens à venir dans une salle et les exposer à une contamination. Je ne vais pas faire ça.

Alors, me voilà à essayer de faire de mon mieux pour vous atteindre, pour vous parler via ces vidéos.
Ce n’est pas comme s’il y avait plein de monde dans cette pièce, il n’y a personne d’autre que moi. Je rentre, j’allume la lumière, j’allume la caméra, je filme, je retire la carte mémoire, je télécharge le fichier et c’est parti !

Je suis habitué à parler en vidéo, mais habituellement il y a beaucoup de monde autour de moi, quelqu’un s’occupe de la caméra, quelqu’un s’occupe des lumières, quelqu’un de l’audio. Tout se met en place et je fais ce que j’ai à faire. Alors, lequel des deux est réel, qu’est-ce qui est réel ?

En avril 2019, il n’y avait aucune indication, du moins pour nous, au sujet du coronavirus, tout allait bien, tout était super. Et soudain, courant décembre, nous avons commencé à entendre « Coronavirus, Coronavirus » et tout a commencé à changer, et puis les confinements ont commencé. Confinement ici, confinement là, et confinement partout.

Mais la réalité de ce souffle n’a pas changé. J’ai parlé aujourd’hui à quelqu’un au téléphone, et il disait : « Oui, tout a changé à cause de ça. »
J’ai dit « non, non, c’est peut-être un obstacle dans notre plan mais la réalité, la vraie chose n’a pas changé. »

Le souffle vient toujours en vous, et c’est ce qui vous maintient en vie, vous maintenait en vie, et vous maintient en vie maintenant, et, on l’espère, si vous prenez ces précautions, il continuera à vous maintenir en vie, peut-être en vie plus longtemps que vous le souhaitez. Ce serait super.

Donc, votre vie, votre existence, c’est un moment important pour penser à cette réinitialisation. Laissez aller, lâchez ce fardeau que vous portez sur vos épaules, et tenez-vous droit pour une fois. Avancez dans cette vie et apprenez de ce moment. Profitez d’être en vie, même durant ces circonstances étranges.

Ne les laissez pas vous affecter, elles ne doivent pas vous affecter. C’est ce que c’est. Tout ce qu’il vous faut faire, c’est prendre des précautions et, si vous les prenez, tout ira bien, vous irez bien.

Alors prenez soin de vous, soyez en sécurité, portez-vous bien, et par-dessus tout, soyez.

Je vous verrai demain. Merci.