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« Il y a une chose que vous pouvez faire quand vous vous trouvez avec vous-même, c’est établir un contact avec vous-même, faire en sorte de vous connaître un peu mieux. »
– Prem Rawat

Visionnez « Confinement, deuxième jour », un message personnel de Prem Rawat au sujet de cette période éprouvante.

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940
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Prem Rawat :

Bonjour à tous, ici Prem Rawat. Donc l’idée de ces vidéos est de vous aider autant que je le peux.
À cause du confinement, du coronavirus qui est virtuellement dans le monde entier, je pense que ce serait une bonne occasion de partager des idées, des pensées qui me sont venues.

Quand on examine la situation on dit que c’est une calamité, et je ne pense pas que ce soit tellement exagéré. Ce coronavirus qui se répand, se répand, se répand, il a commencé en Chine, puis ils l’ont maintenu plus ou moins sous contrôle. Mais partout ailleurs, il se dirige vers son pic. Et où va-t-il ensuite ? personne ne le sait.

Donc, que pourrais-je dire qui puisse aider ? J’y pensais la nuit dernière, et la seule chose qui m’est venue à l’esprit tout d’abord, c’est comme ça, ce n’est pas la première fois. Des calamités ont déjà frappé l’humanité auparavant. Et quand on y pense, des choses se sont passé qui étaient incroyablement mauvaises, mais d’une manière ou d’une autre nous rassemblons nos forces.

Et c’est là où je veux en venir. Ce n’est pas tant la chose à laquelle nous faisons face, mais la manière de l’appréhender qui est importante. Que ce soit quelque chose de bon qui nous soit donné, ou que ce soit quelque chose de terrible comme maintenant ce coronavirus.

Donc, il se passe deux choses, l’une est votre vie, et c’est un cadeau qui vous a été donné. Et bien sûr, la deuxième chose, quelle que soit la manière ou la raison de son arrivée, nous avons ce virus, quelle que soit la manière dont les gens en parlent, la manière dont ils le présentent, il leur fait peur. Et dans un sens c’est justifié, ils ont peur.

Mais ce n’est pas tant ce que vous avez devant vous que la manière dont vous réagissez, la manière dont vous l’appréhendez. Donc, me vient à l’esprit cette histoire de Rama. Le jour de son couronnement... tout le monde est très enthousiaste, il est enthousiaste, son épouse est enthousiaste, son père, sa mère sont enthousiastes.

Il va y avoir ce couronnement et tous les citoyens d’Ayodhya, cet endroit en Inde, sont vraiment excités. Rama va être le roi. Il sera un roi juste, il est très érudit, il est jeune, il a tout pour lui.

Et ce jour précis où il va être couronné roi, sa deuxième mère, sa belle-mère, avait reçu des vœux qu’elle n’avait pas encore exprimés, là je suis en train de paraphraser, elle dit au roi, il y a des vœux que je devais te faire, et ce que j’aimerais de toi, c’est que tu suspendes ce couronnement et que ce soit, non pas Rama le roi, mais que ce soit mon fils, Baharat, qui devienne roi, et je veux que tu exiles Rama pendant quatorze années dans la jungle. Exile-le !

Pouvez-vous l’imaginer, tout le monde est si enthousiaste, tout le monde se dit « oui, ça va arriver ! » et soudainement, au lieu de tout cet enthousiasme, toute cette anticipation, quelque chose de complètement différent est en train de se passer.

Le père l’a mal pris mal, parce qu’il voulait réellement que Rama soit le roi. La mère de Rama ne l’a pas bien pris. Mais comment Rama l’a-t-il pris ? Comment Sita l’a accepté ? Comment Lakshman l’a accepté ? C’était un autre enfant de la troisième femme. Lakshman et Shatrughan, étaient des jumeaux, Bharat était né de Kaykeyi, et puis Rama, le fils ainé.

Donc Lakshman dit à Rama : « nous sommes inséparables, je vais avec toi que tu le veuilles ou non ». Et Sita dit « je suis ton épouse, ça m’est égal, ma place est avec toi, pas spécialement dans un palais. Je n’ai pas épousé un palais, je me suis mariée avec toi, alors je viens avec toi. »

Si vous pouvez imaginer pendant une minute, mon Dieu, tout le monde est tellement enthousiaste de ce qui va se passer, c’est tellement merveilleux, et cette calamité toute entière se déverse, et se passe cette chose très étrange.

Le roi appelle Rama et lui dit, « voilà ce que tu dois faire ! » Rama répond, « pas de problème, pas de souci, c’est bon. J’allais être le roi parce que tu voulais que je sois le roi. Et maintenant tu veux que j’aille en exil au lieu d’être roi, très bien ! Ça ira, tout ce que tu veux. »

Donc, sans rentrer dans les détails de l’histoire, et l’histoire est très belle, le problème n’est pas tant ce qui vous est présenté, mais la manière dont vous l’appréhendez, la manière dont vous prenez la chose. Mais que faites-vous de votre vie ? Que faites-vous de cette existence humaine que vous avez ?

Que faites-vous avec cette terre, que faites-vous avec ces arbres, que faites-vous avec ces rivières, que faites-vous avec ces océans, avec cet air, avec la nature, avec tout ce qui vous est rendu accessible, avec tout ce qui vous a été donné, qu’en faites-vous ?

On peut le détruire, on peut détruire notre temps. Et une des grandes choses qui arrive c’est l’ennui. L’ennui pour les gens qui sont tellement dans la vie sociale, qui font ceci, qui sortent, qui font des soirées et maintenant ils ne peuvent plus faire ça. On ne peut pas sortir. Vous êtes coincé dans votre pièce, dans votre appartement, où que vous viviez.

Il y a longtemps, je parlais de l’isolement carcéral, et je disais, « pourquoi est-ce donc la pire punition ? » Parce que les gens ne se connaissent pas eux-mêmes. Voilà cette occasion incroyable et c’est ce dont je parle, des trois choses que nous avons besoin de faire, la première, se connaître soi-même.

Parce que si vous ne vous connaissez pas vous-même, si ne comprenez pas qui vous êtes, de quoi vous êtes constitué, alors tous les autres pièges auxquels vous êtes habitué, sortir, faire ci, faire ça, mon boulot, et ceci, et cela, et la routine quotidienne, et tout d’un coup, vous avez des vacances, vous avez des vacances, mais c’est avec vous-même !

Alors, pouvez-vous l’accepter ? Pouvez-vous dire, « oui je peux en profiter, parce que je sais qui je suis. Quel merveilleux moment pour moi d’avoir l’occasion d’être plus proche de moi, de comprendre, d’essayer d’avoir de la sympathie envers moi-même, de l’empathie, de me comprendre... »

C’est une chose que vous devez faire, vous connaître vous-même. Sans vous connaître, vous êtes un étranger, un étranger qui ne sait pas qui il est.

Et soudainement, il y a ce virus qui apparaît quelque part et qui afflige le monde. C’est comme un film d’horreur et soudainement cela touche le monde entier et les gouvernements s’expriment et vous disent, « vous devez vous confiner, vous devez rester enfermés, vous ne pouvez plus sortir, vous ne pouvez plus faire toutes ces choses. »

Et quand vous regardez la liste de tout ce que vous ne pouvez pas faire, de manière étonnante, il y a néanmoins une chose que vous pouvez faire, c’est d’être avec vous-même, de rester avec vous-même, d’être au contact de vous-même, de vous connaître un peu mieux, de vous comprendre. Parce que ce sont les fondamentaux.

Il y a les deux autres choses dont j’aimerais vous parler, mais ce sera l’objet d’autres vidéos. Comme on est enfermés, on pourra en parler en détail ! Mais voilà ce point qui vous concerne.

Donc à cause de cette situation, à cause de ces circonstances où vous vous trouvez là et où vous devez être avec vous-même, qu’allez-vous en faire, comment allez-vous passer ce temps ? Allez-vous être frustré, ou vous dire, c’est terrible, et blâmer quelqu’un, jouer le jeu des accusations ? C’est ce que les gens aiment faire, blâmer les autres.

D’un côté, l’Internet est une très bonne chose, c’est sûr. Mais d’un autre côté, il y a tellement de désinformation. Les gens se demandent :« Devrions-nous faire ceci, ou cela ? »

Donc c’est une période très intéressante. Mais vous pouvez vous assurer d’en profiter réellement en essayant de vous comprendre vous-même, en disant, « d’accord, ce n’est pas la situation, c’est ce que j’en fais. » Est-ce que je l’aborde avec courage, est-ce que je l’aborde avec lucidité ?

Quand on lit ou quand on écoute le Ramayana, le jour qui a été choisi pour être couronné était parfait, c’était comme le jour parfait, toutes les étoiles étaient alignées et ainsi de suite. Et tout cela est décrit longuement.

Pour moi, quand j’écoutais tout ça, je me suis dit, « les étoiles ont dit que ce serait super, mais finalement ça ne s’est pas passé comme ça, parce que le jour où il devait être couronné, il a été exilé, pas pour un an, deux ans, trois ans, mais pour quatorze années il doit être dehors.

Il ne sera même plus prince, ni même quelqu’un que l’on considère, mais il va être livré à lui-même dans la jungle ! Il va devoir trouver ce qu’il peut pour se sustenter ! Et ce n’est pas comme s’il avait un chef à qui dire, « je veux manger ça pour ce diner ». C’est très difficile !

Et il a une épouse, une femme très belle, il vient de se marier avec elle, et voilà le point. Il réalise qu’il ne peut pas avoir de rapports avec elle, parce que si elle est enceinte, et qu’ils sont en exil pendant quatorze années, ils auraient cet enfant qui serait aussi en exil avec eux. Donc ce serait une situation qui ne serait pas confortable et qui rendrait la situation encore plus difficile pour Sita.

Alors ils sont là, ils s’aiment vraiment, mais ils n’ont pas consommé leur mariage. C’est incroyable. Mais comment gère-t-il tout cela ? Il avance avec courage, il va de l’avant, et en fait, il finit par éliminer tellement de personnes négatives, qui sont mauvaises et qui interfèrent. Il va de l’avant et il protège Sita, il protège le bien.

Bien sûr, il est l’incarnation de Vishnu, donc dans ce sens, il est là dans un but précis. Mais bien sûr, à partir de là, on peut justifier tout le reste et dire « ceci s’est passé ainsi, c’était préconçu, c’est comme ça. »

Mais ce n’est pas tant à ce niveau-là, considérez-le comme un être humain, parce que c’est ce qu’il est. Il a une épouse, il a un frère qui l’aime profondément. Il aime son père, c’est un homme de devoir envers ce que son père lui a demandé.

Quoiqu’il en soit, voilà ce à quoi il serait bon de réfléchir, du moins pour une journée, de penser, de réfléchir, non pas à vos calamités, à vos problèmes, mais à la manière dont vous allez réagir à ce problème.

Alors j’espère que ceci peut aider d’une certaine manière, et j’espère vous voir de nouveau. Passez une bonne journée, une bonne soirée, une bonne nuit, une bonne journée. Et à nouveau, quoi que vous puissiez faire, faites en sorte que cela vous soit profitable. Faites-le.